Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, dimanche 28 août 2022 22éme dimanche du Temps Ordinaire 1ère lecture Psaume 2ème lecture Evangile PREMIERE LECTURE - livre de Ben Sira le Sage 3, 17 Mon fils, accomplis toute chose dans l'humilité, et tu seras aimé plus qu'un bienfaiteur. 18 Plus tu es grand, plus il faut t'abaisser tu trouveras grâce devant le Seigneur. 20 Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire. 28 La condition de l'orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. 29 Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l'idéal du sage, c'est une oreille qui écoute. L'IDEAL DU SAGE, C'EST UNE OREILLE QUI ECOUTE Ce texte s’éclaire si on en commence la lecture par la fin Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. » Quand on dit sagesse » dans la Bible, on veut dire l’art de vivre heureux. Etre un homme sensé, un homme sage », c’est l’idéal de tout homme en Israël et du peuple tout entier ce peuple tout petit, né plus tard que beaucoup de ses illustres voisins si l’on considère qu’il mérite véritablement le nom de peuple au moment de la sortie d’Egypte a ce privilège grâce à la Révélation dont il a bénéficié de savoir que Toute sagesse vient du Seigneur » Si 1,1 dans le sens que Dieu seul connaît les mystères de la vie et le secret du bonheur. C’est donc au Seigneur qu’il faut demander la sagesse dans sa souveraine liberté, il a choisi Israël pour être le dépositaire de ses secrets, de sa sagesse. Pour dire cela de manière imagée, Jésus Ben Sirac, l’auteur de notre lecture de ce dimanche, fait parler la sagesse elle-même comme si elle était une personne Le Créateur de toutes choses m’a donné un ordre, celui qui m’a créée a fixé ma demeure. Il m’a dit “Viens demeurer parmi les fils de Jacob, reçois ta part d’héritage en Israël, enracine-toi dans le peuple élu. » Si 24,8. Israël est ce peuple qui recherche chaque jour la sagesse Devant le Temple, je priais pour la recevoir et jusqu’au bout je la rechercherai. » Si 51,14. Si l’on en croit le psaume 1, il y trouve son bonheur Heureux l’homme qui se plaît dans la loi du SEIGNEUR et murmure sa loi jour et nuit. » Ps 1,2. Il récite jour et nuit », cela veut dire qu’il est tendu en permanence ; Qui cherche trouve » dira plus tard un autre Jésus encore faut-il chercher, c’est-à -dire reconnaître qu’on ne possède pas tout, qu’on est en manque de quelque chose. Ben Sirac le sait bien il a ouvert à Jérusalem, vers 180 ce que nous appellerions aujourd’hui une école de théologie une beth midrash. Pour faire sa publicité, il disait Approchez-vous de moi, vous qui n’avez pas d’instruction, prenez place dans mon école. » Si 51,23. Ne s’inscrivaient, bien sûr, que des gens qui étaient désireux de s’instruire. Si l’on croit tout savoir, on ne juge pas utile d’apprendre par des cours, des conférences, des livres. Au contraire, un véritable fils d’Israël ouvre toutes grandes ses oreilles ; sachant que toute sagesse vient de Dieu, il se laisse instruire par Dieu Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. » Le peuple d’Israël a si bien retenu la leçon qu’il récite plusieurs fois par jour Shema Israël, Ecoute Israël » Dt 6,4. LA CONDITION DE L'ORGUEILLEUX EST SANS REMEDE On voit bien ce qu’il y faut d’humilité ! Au sens d’avoir l’oreille ouverte pour écouter les conseils, les consignes, les commandements. A l’inverse, l’orgueilleux, qui croit tout comprendre par lui-même, ferme ses oreilles. Il a oublié que si la maison a les volets fermés, le soleil ne pourra pas y entrer ! C’est de simple bon sens. La parabole du pharisien et du publicain Lc 18 prend ici une résonance particulière. Etait-ce donc si admirable, ce qu’a fait le publicain ? Il s’est contenté d’être vrai. Dans le mot humilité », il y a humus » l’humble a les pieds sur terre ; il se reconnaît fondamentalement petit, pauvre par lui-même ; il sait que tout ce qu’il a, tout ce qu’il est vient de Dieu. Et donc il compte sur Dieu, et sur lui seul. Il est prêt à accueillir les dons et les pardons de Dieu... et il est comblé. Le pharisien qui n’avait besoin de rien, qui se suffisait à lui-même, est reparti comme il était venu ; le publicain, lui, est rentré chez lui, transformé. Toute sagesse vient du Seigneur, et demeure auprès de lui pour toujours », dit Ben Sirac, et plus loin, faisant parler Israël Il m’a suffi de tendre un peu l’oreille pour la recevoir, et j’y ai trouvé de grandes leçons. » Si 51,16. Isaïe dit la joie de ces humbles que Dieu comble Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le SEIGNEUR, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël. » Is 29,19. Ce qui nous vaut une lumineuse parole de Jésus, ce que l’on appelle sa jubilation » Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Mt 11,25 // Lc 10,21. Avec ceux-là , les humbles, Dieu peut faire de grandes choses il en fait les serviteurs de son projet ; car toute vocation est mission confiée au service des autres C’est ainsi, par exemple, qu’Isaïe décrit l’expérience du Serviteur de Dieu Le SEIGNEUR mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le SEIGNEUR mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. » Is 50,4-5. On comprend alors où se ressourçait Moïse qui fut un si grand et infatigable serviteur du projet de Dieu ; le livre des Nombres nous dit son secret Moïse était très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté. » Nb 12,3. Jésus, lui-même, le Serviteur de Dieu par excellence, confie je suis doux et humble de coeur » Mt 11,29. Et quand Saint Paul, à son tour, décrit son expérience spirituelle, il peut dire S’il faut se vanter, je me vanterai de ce qui fait ma faiblesse… Le Seigneur m’a déclaré Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » 2 Co 11,30 ; 12,9. PSAUME - 67 68, 4-5, 6-7, 10-11 4 Les justes sont en fête, ils exultent ; devant la face de Dieu ils dansent de joie. 5 Chantez pour Dieu, jouez pour son nom. Son nom est le SEIGNEUR ; dansez devant sa face. 6 Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure ; 7 A l'isolé, Dieu accorde une maison ; aux captifs, il rend la liberté. 10 Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse, et quand il défaillait, toi, tu le soutenais. 11 Sur les lieux où campait ton troupeau, tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre. SON NOM EST LE SEIGNEUR Une toute petite phrase qui n’a l’air de rien donne bien le ton de l’ensemble Son Nom est le SEIGNEUR » ce fameux Nom révélé à Moïse qui dit la présence permanente de Dieu au milieu des siens. Et parce qu’il les entoure en tout temps de sa sollicitude, chacun des versets que nous chantons ici peut se lire à plusieurs niveaux. C’est à la fois la richesse et la complexité de ce psaume, qu’on puisse le chanter à toute époque en se sentant concerné ! Je vais essayer de faire entendre au moins un peu ces divers niveaux de lecture possibles. Les justes sont en fête, ils exultent ; devant la face de Dieu ils dansent de joie. Chantez pour Dieu, jouez pour son nom. Son nom est le SEIGNEUR ; dansez devant sa face. » On ne peut manquer d’évoquer, bien sûr, la danse de David, lors du transfert de l’arche à Jérusalem. Mais, plus profondément, c’est de la joie du peuple libéré d’Egypte qu’il s’agit ici ; rappelons-nous le chant de Moïse lui-même après le passage de la mer ; puis Myriam avait pris le relais La prophétesse Miryam, sœur d’Aaron, saisit un tambourin, et toutes les femmes la suivirent, dansant et jouant du tambourin. Et Miryam leur entonna Chantez pour le SEIGNEUR ! Éclatante est sa gloire il a jeté dans la mer cheval et cavalier ! » Ex 15,21. Puis vinrent les multiples interventions de Dieu au cours de l’Exode autant de raisons, désormais, pour chanter et danser. Dans les versets de ce dimanche, c’est ce qui transparaît le plus Aux captifs, il rend la liberté. Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse, et quand il défaillait, toi, tu le soutenais. Sur les lieux où campait ton troupeau, tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre. » Ce fut la première expérience d’Israël. Mais nous savons bien déjà que toute allusion à la libération vise non seulement celle-là , la première libération, celle de la sortie d’Egypte, mais aussi le retour de l’Exil à Babylone, et encore toutes les autres libérations, c’est-à -dire chaque fois que les individus ou le peuple tout entier progressent vers plus de justice et de liberté. Enfin, et peut-être surtout, celle qu’on attend encore, la libération définitive de toutes les chaînes de toute sorte. Aux captifs, il rend la liberté. » Nous, Chrétiens, bien sûr, nous pensons ici à la Résurrection du Christ et à la nôtre. CHANTEZ POUR DIEU, JOUEZ POUR SON NOM Une autre réminiscence de l’Exode, dans nos versets d’aujourd’hui, se prête également à des lectures que l’on pourrait dire superposées » Tu répandais sur ton héritage ton peuple une pluie généreuse. » Il s’agit de la manne, bien sûr, d’abord. Le livre de l’Exode raconte Le SEIGNEUR dit à Moïse Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne… le lendemain matin, il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée s’évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol. Quand ils virent cela, les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre Mann hou ?’ ce qui veut dire Qu’est-ce que c’est ?, car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit C’est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger.’ » Ex 16, Il s’agit aussi, très probablement, de la pluie bénéfique, celle pour laquelle on prie si souvent là -bas, car elle conditionne toute vie. Sans la pluie généreuse », le pays de la promesse ne ruisselle pas de lait et de miel ». Il y a eu dans le passé des sécheresses et donc des famines mémorables pour commencer, on connaît l’histoire de Joseph et la terrible succession des sept années de sécheresse qui ont amené ses frères, les fils de Jacob, puis Jacob lui-même à descendre en Egypte. Ensuite, il y eut, au temps du prophète Elie 1 R 17-18, cette sécheresse qui fut l’occasion d’une grande confrontation entre Elie lui-même et la reine Jézabel, une païenne, adoratrice de Baal, le prétendu dieu de la fécondité, de l’orage et de la pluie. Tu répandais sur ton héritage ton peuple une pluie généreuse. » peut se lire Toi seul as toujours répandu tes bienfaits sur le peuple de l’Alliance. On connaît encore une autre famine célèbre, cette fois au temps de l’Empire Romain, sous l’empereur Claude ; on sait qu’à cette occasion, les communautés chrétiennes de l’ensemble du bassin méditerranéen dans les régions non touchées par la famine furent sollicitées de venir en aide financièrement aux sinistrés. Ce qui valut à la communauté de Corinthe un petit rappel à l’ordre de saint Paul pour le manque d’empressement des Corinthiens à ouvrir leurs porte-monnaie 2 Co chapitres 8 et 9. A notre tour, nous Chrétiens avons bien aussi motif de rendre grâce ; la manne, notre pain de chaque jour, nous est offerte en Jésus-Christ, véritable pain vivant descendu du ciel Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Jn 6,48-51. Oui, vraiment Les justes sont en fête, ils exultent ; devant la face de Dieu ils dansent de joie. Chantez pour Dieu, jouez pour son nom. Son nom est le SEIGNEUR ; dansez devant sa face. » DEUXIEME LECTURE - lettre aux Hébreux 12, Frères, quand vous êtes venus vers Dieu, 18 vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable, embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan, 19 pas de son de trompettes ni de paroles prononcées par cette voix que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre. 22 Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des myriades d’anges en fête 23 et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous, et vers les esprits des justes amenés à la perfection. 24 Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle. DE L’ANCIENNE ALLIANCE A LA NOUVELLE ALLIANCE La lettre aux Hébreux s'adresse très probablement à des Chrétiens d'origine juive ; son objectif clairement avoué est donc de situer correctement la Nouvelle Alliance par rapport à la Première Alliance. Avec la venue du Christ, sa vie terrestre, sa Passion, sa mort et sa Résurrection, tout ce qui a précédé est considéré par les Chrétiens comme une étape nécessaire dans l'histoire du salut, mais révolue pour eux. Révolue, peut-être mais pas annulée pour autant. Qui veut situer correctement la Nouvelle Alliance par rapport à la première Alliance devra donc manifester à la fois continuité et radicale nouveauté. En faveur de la continuité, on entend ici des mots très habituels en Israël Sinaï, feu, obscurité, ténèbres, ouragan, trompettes, Sion, Jérusalem, les noms inscrits dans les cieux, juge et justice, alliance... Ce vocabulaire évoque toute l’expérience spirituelle du peuple de l’Alliance ; il est très familier aux auditeurs de cette prédication. Prenons le temps de relire quelques textes de l’Ancien Testament puisqu’ils sont la source Le troisième jour, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs, une lourde nuée sur la montagne, et une puissante sonnerie de cor ; dans le camp, tout le peuple trembla. Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu, et ils restèrent debout au pied de la montagne. La montagne du Sinaï était toute fumante, car le SEIGNEUR y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. La sonnerie du cor était de plus en plus puissante. Moïse parlait, et la voix de Dieu lui répondait. » Ex 19,16-19. Tout le peuple voyait les éclairs, les coups de tonnerre, la sonnerie du cor et la montagne fumante. Le peuple voyait ils frémirent et se tinrent à distance… Le peuple se tint à distance, mais Moïse s’approcha de la nuée obscure où Dieu était. » Ex 20, Et le livre du Deutéronome commente Vous vous êtes donc approchés et tenus debout, au pied de la montagne. Et la montagne était en feu, embrasée jusqu’en plein ciel, parmi les ténèbres des nuages et de la nuée obscure. » Dt 4,11. La mémoire d’Israël est nourrie de ces récits ; ils sont les titres de gloire du peuple de l’Alliance. Toutes les fêtes d’Israël sont nourries de la mémoire de ces événements on les rappelle sans cesse, on les enseigne à ses fils et aux fils de ses fils, comme on dit. La surprise que nous réserve ce texte de la lettre aux Hébreux, c’est qu’il semble déprécier cette expérience mémorable ; car, désormais, l’Alliance a été complètement renouvelée ; nous l’avons vu un peu plus haut d’après le récit du livre de l’Exode, Moïse approchait de Dieu alors que le peuple était tenu à distance Le peuple voyait ils frémirent et se tinrent à distance… mais Moïse s’approcha de la nuée obscure où Dieu était. » Et quelques versets auparavant, le peuple s’était vu interdire l’accès de la montagne. JESUS, MEDIATEUR D’UNE ALLIANCE NOUVELLE Au contraire, désormais, dans la Nouvelle Alliance, les baptisés sont établis dans une véritable relation d’intimité avec Dieu. L’auteur décrit cette nouvelle expérience spirituelle comme l’entrée paisible dans un nouveau monde de beauté, de fête Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des myriades d’anges en fête et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous, et vers les esprits des justes amenés à la perfection. Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une Alliance nouvelle. » Dès l’Ancien Testament, on le sait, la crainte de Dieu avait changé de sens au temps du Sinaï, elle était de la peur devant les démonstrations de puissance ; une peur telle que le peuple demandait même à ne plus entendre la voix de Dieu » ; et puis, peu à peu les relations du peuple avec Dieu avaient évolué et la crainte s’était transformée en confiance filiale. Pour ceux qui ont connu Jésus, c’est plus beau encore ils ont découvert en lui le vrai visage du Père vous vous rappelez ce que saint Paul écrivait aux Chrétiens de Galates, en Turquie Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions Abba !’, c’est-à -dire Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » Rm 8,15-16. Jésus joue donc pleinement son rôle de médiateur d’une Alliance nouvelle » puisqu’il permet à tous les baptisés d’approcher de Dieu, de devenir des premiers-nés » au sens de consacrés ». L’antique promesse faite à Moïse et au peuple d’Israël, au pied du Sinaï, est enfin réalisée Si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples, car toute la terre m’appartient ; mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » Ex 19,5-6. Ce que l’auteur de notre lettre traduit Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce » He 4,16. EVANGILE - selon Saint Luc 14, 1 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. 7 Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit 8 Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. 9 Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire Cède-lui ta place’ ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. 10 Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. 11En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » 12 Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. 13 Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; 14 heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour cela te sera rendu à la résurrection des justes. » JESUS ET LES PHARISIENS Dans l’évangile de saint Luc, on trouve souvent des scènes de repas chez Simon le pharisien 7,36 ; chez Marthe et Marie 10,38 ; à nouveau chez un pharisien 11,37 ; chez Zachée 19 ; le repas pascal 22. L’importance que Jésus attachait aux repas faisait même dire aux gens malveillants Voilà un glouton et un ivrogne » Lc 7,34. Trois de ces repas se déroulent chez des pharisiens et deviennent occasion de désaccord. Au cours du premier, chez Simon Luc 7,36, une femme de mauvaise réputation était venue se jeter aux pieds de Jésus et, contre toute attente, il l’avait donnée en exemple ; le second Lc 11,37 fut également l’occasion d’un grave malentendu, cette fois parce que Jésus avait omis de se laver les mains avant de passer à table le débat avait très mal tourné et Jésus en avait profité pour prononcer une diatribe sévère. Si bien que Luc conclut l’épisode en disant Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles. » Lc 11, 53. Le texte que nous lisons aujourd’hui raconte un troisième repas chez un pharisien Luc le situe un jour de sabbat. On sait l’importance du sabbat dans la vie du peuple d’Israël de ce jour de repos shabbat » en hébreu signifie cesser toute activité, le peuple élu avait fait un jour de fête et de joie en l’honneur de son Dieu. Fête de la création du monde, fête de la libération du peuple tiré d’Egypte... en attendant la grande fête du Jour où Dieu renouvellera la Création tout entière. A l’époque de Jésus, la fête était toujours là , et un repas solennel marquait ce jour repas qui était souvent l’occasion de recevoir des coreligionnaires ; mais les interdits rituels de la Loi s’étaient tellement multipliés que le respect des prescriptions avait occulté chez certains l’essentiel la charité fraternelle. Ce jour-là , au début du repas, une scène qui ne figure pas dans notre lecture liturgique est à l’origine des conversations Jésus guérit un malade souffrant d’hydropisie oedèmes ; c’est l’occasion de nouvelles discussions autour de la table, parce que Jésus est accusé d’avoir enfreint la règle du repos du sabbat. Il ne faut pas nous étonner de ce que nous rapporte ainsi l’évangile, concernant les relations entre Jésus et les pharisiens, mélange de sympathie et de sévérité extrême de part et d’autre. Sympathie, car les pharisiens étaient des gens très bien. Rappelons-nous que le mouvement religieux Pharisien » est né vers 135 d’un désir de conversion ; son nom qui signifie séparé » traduit un choix le refus de toute compromission politique, de tout laisser-aller dans la pratique religieuse ; deux problèmes à l’ordre du jour en 135. Au temps du Christ, leur ferveur n’est pas entamée, ni leur courage sous Hérode le Grand 39-4 av six mille d’entre eux qui refusaient de prêter serment de fidélité à Rome et à Hérode ont été punis de fortes amendes. Le maintien de leur identité religieuse repose sur un très grand respect de la tradition ce mot tradition » ne doit pas être entendu de manière péjorative ; la tradition, c’est la richesse reçue des pères tout le long labeur des anciens pour découvrir le comportement qui plaît à Dieu se transmet sous forme de préceptes qui régissent les plus petits détails de la vie quotidienne. Est-ce en soi critiquable ? Et les consignes des pharisiens, mises par écrit après 70 ap. ressemblent fort, pour certaines, à celles de Jésus lui-même. Or ils n’ont certainement pas copié ce qu’ils appelaient l’hérésie chrétienne ». Le Pharisianisme en tant que mouvement est donc tout à fait respectable. Et Jésus ne l’attaque jamais. Il ne refuse pas non plus de leur parler à preuve, ces repas ; voir aussi Nicodème, Jn 3. GARE AU CONTENTEMENT DE SOI Mais le plus bel idéal religieux peut avoir ses écueils la rigueur d’observance peut engendrer une trop bonne conscience et rendre méprisant pour ceux qui n’en font pas autant. Plus profondément, vouloir être séparé » n’est pas sans ambiguïté ; quand on sait que le dessein de Dieu est un projet de rassemblement dans l’amour. Ces déviances ont inspiré quelques paroles dures de Jésus elles visent ce que l’on appelle le Pharisaïsme » ; de cela tous les mouvements religieux de tous les temps sont capables la parabole de la paille et de la poutre est là pour nous le rappeler. A première vue, les conseils donnés par Jésus au cours du repas sur le choix des places et le choix des invités pourraient donc se limiter à des règles de bienséance et de philanthropie. En Israël comme ailleurs, les sages ont écrit de très belles maximes sur ces sujets ; par exemple, dans le livre des Proverbes Ne cherche pas à briller devant le roi, ne te mets pas à la place des grands ; mieux vaut que l’on te dise Monte ici’, plutôt que d’être rabaissé devant un prince. » Pr 25,6-7 ; et dans celui de Ben Sirac Si un grand t’invite, dérobe-toi il t’invitera de plus belle. Ne t’impose pas, de peur d’être repoussé, ne te tiens pas trop loin, de peur d’être oublié. » Si 13,9-10. Mais le propos de Jésus va beaucoup plus loin à la manière des prophètes, il cherche avec véhémence, à ouvrir les yeux des Pharisiens avant qu’il ne soit trop tard ; trop de contentement de soi peut conduire à l’aveuglement. Précisément parce que les pharisiens étaient des gens très bien, de fidèles pratiquants de la religion juive, Jésus démasque chez eux le risque du mépris des autres ; or Jésus a toujours devant les yeux la venue du Royaume pour y entrer, il faut, a-t-il dit souvent, se faire comme de petits enfants cf Lc 9,46-48 ; Mt 18,4. La conversion qui conduit au Royaume n’est possible que si l’homme se reconnaît faible devant Dieu à preuve la parabole du pharisien et du publicain Lc18,10-14. Les pharisiens risquent d’être fort loin de l’accueil des pauvres et des estropiés qui est le signe principal du Royaume Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. » Lc 7,22. Ceux qui accueillent et respectent ces humbles sans attendre de retour participeront avec eux, dit Jésus, à la résurrection promise. C’est ce que souligne Saint Jacques dans sa lettre Mes frères, dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire, n’ayez aucune partialité envers les personnes. » Jc 2,1. L'intelligence des écritures, de Marie-Noëlle Thabut Une présentation simple et claire de tous les textes du lectionnaire des dimanches et fêtes des trois années. Un ouvrage pédagogique qui met la bible à la portée de tous. La collection complète existe en 6 volumes séparés ou en coffret. La Bible des familles Les plus beaux textes de la Bible présentés par Marie-Noëlle Thabut, illustrés par Eric Puybaret, Artège éditions
LORSQUE DIEU OUVRE UNE PORTEVous avez certainement déjà dû entendre à maintes reprises cette expression Lorsque Dieu ouvre une porte pour nos vies, personne ne peut la fermer ! ». C'est vrai. Il arrive que Dieu dépose dans notre cœur des projets pour notre avenir ou pour un service dans son œuvre. Nous sommes alors tellement heureuses d'avoir été choisies, que l'on ne pense plus qu'à cela. On commence à rêver, et ce en plein jour, on s'imagine déjà en train d'œuvrer, on réfléchit à la manière d'agir. Mais la mise en place de ces projets dans notre vie peut s'avérer être longue. Des années peuvent même passer sans que rien n'ait vu le jour. Une foule de questions commencent à se bousculer dans notre tête. Le doute nous envahit. Tu as cru que cette parole était pour toi, tu t'es fait des illusions ! Pour qui te prends-tu, tu n'as aucune qualification pour ce travail, etc.… » On envisage alors de tout abandonner. Le temps qui passe ne veut pas dire que Dieu a oublié. Simplement, nous avons besoin de formation et d'être à son école. Il est parfois nécessaire d'élaguer quelques branches un peu trop longues. Notre caractère, nos conceptions, nos mobiles ont besoin de passer au scanner de Dieu pour vérifier qu'il n'y a pas d'anomalies qui pourraient devenir dangereuses. Comme nous le conseille l'apôtre Paul, notre cœur a besoin de développer les sentiments de Christ, sa compassion, sa miséricorde, son amour, sa patience, son humilité. Il est indispensable de délaisser l'orgueil, l'envie de faire pour être vue ou le désir de nous approprier quelque gloire. Il est nécessaire de comprendre que ce ne sont pas nos talents ou nos mérites qui font l'œuvre de Dieu, mais uniquement l'action de son Esprit Saint au travers de nous qui sommes des canaux. Dire que nous avons reçu un appel n'est pas suffisant. Nous devons porter du fruit là où nous sommes. Il ne sert à rien de vouloir gagner le monde si rien ne se passe avec ceux que Dieu nous a confiés aujourd'hui. Nos proches, notre église, doivent pouvoir dire que nos progrès sont évidents. Nous devons apprendre à nous fortifier face aux épreuves, aux difficultés rencontrées sur le chemin du service. Notre ennemi rôde et son désir c'est de pouvoir arrêter ceux qui veulent servir les intérêts de Dieu. Il arrive que face à l'adversité, on pense alors que la porte est en train de se fermer. Nous sommes comme marchant sur le bord de la falaise, se demandant si au pas suivant la roche ne va pas s'écrouler sous nos pieds nous entraînant dans le vide et vers une fin certaine. Dans ces moments là , nous avons besoin d'expérimenter la protection du Seigneur. Il marche devant nous, Il veille sur chacun de nos pas, les assurant même quand tout semble contre nous. Il n'y a que Lui qui peut nous garder. Qu'il est bon de savoir que le Seigneur n'est pas seulement avec nous mais pour nous ! C'est au milieu du trouble que notre foi va grandir et devenir inébranlable. Après avoir surmonté plusieurs obstacles, avec une grande conviction, on pourra dire que lorsque Dieu ouvre une porte pour nous, personne ne peut la fermer, même pas l'ennemi de notre âme! Ma sœur, mon amie, passes-tu par ces moments de tempête où les flots envahissent ta barque au point qu'elle commence à couler ? As-tu envisagé de renoncer au plan de Dieu pour ta vie devant l'opposition de ceux qui t'entourent ? STOP ! Cesse de raisonner. Repasse en ton cœur le jour de ton appel, les promesses de Dieu pour toi. Pense à la joie qui a rempli ton âme. Relève la tête et décide de passer le test avec succès, restant confiante comme cet enfant sevré dans les bras de sa mère. Si Dieu a ouvert cette porte, sois attentive, laisse-le t'éduquer et quand le temps sera venu, Il t'utilisera. Cette attente n'est pas vaine, seulement indispensable pour la réussite de son plan pour toi. Dans quelques années, avec du recul, tu pourras dire Heureusement que Dieu a attendu pour m'utiliser car j'avais besoin d'être transformée, sinon je n'aurais pas fait du bon travail ! » Ne perds pas courage, Dieu est toujours à l'heure ! Il fait toute chose belle en son temps.Dieufait toutes choses belles en son temps [Ecclésiaste 3:11] Nous savons que le temps de Dieu n’est souvent pas le nôtre. Mais ce qui est sûr, c’est que 1 Il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel 2 un temps pour enfanter et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher le plant, 3 un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour saper et un temps pour bâtir, 4 un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, 5 un temps pour jeter des pierres et un temps pour amasser des pierres, un temps pour embrasser et un temps pour éviter d’embrasser, 6 un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, 7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, 8 un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps de guerre et un temps de paix. 9 Quel profit a l’artisan du travail qu’il fait ? 10 Je vois l’occupation que Dieu a donnée aux fils d’Adam pour qu’ils s’y occupent. 11 Il fait toute chose belle en son temps ; à leur cœur il donne même le sens de l'éternité sans que l’homme puisse découvrir l’œuvre que fait Dieu depuis le début jusqu’à la fin. 12 Je sais qu’il n’y a rien de bon pour lui que de se réjouir et de se donner du bon temps durant sa vie. 13 Et puis, tout homme qui mange et boit et goûte au bonheur en tout son travail, cela, c’est un don de Dieu. 14 Je sais que tout ce que fait Dieu, cela durera toujours ; il n’y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher, et Dieu fait en sorte qu’on ait de la crainte devant sa face. 15 Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu va rechercher ce qui a disparu.
Aimée Degallier-Martin totem Lézard a été éclaireuse à Genève au tout début du scoutisme elle est née vers 1905, cheftaine dans les années 1920. Elle est auteure de trois livres de réflexions éthiques, de méditations et de prières très appréciées depuis des générations. De temps en temps, promis, je vous en mettrai d’autres vous pouvez aussi m’en envoyer 🙂 Vous trouverez dans cette page La Promesse Le bonheur Mourir Je vais prendre le temps Prière du soir Les deux joies La foi Etre vraie Répands la joie Adorer Dieu Etre soi-même une œuvre d’art Choisir la bonne direction et puis partir Arrête-toi un moment Partir le matin Laisse seulement cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde Simplicité La nuit. Tentation Solidarité tirées des livres de Lézard N’hésitez pas à proposer une prière qui vous a aidé à prier. La Promesse Devant un feu tranquille, viens faire ta Promesse. Ce n’est pas difficile, ce n’est pas audacieux, ce n’est pas présomptueux de promettre qu’on veut faire tout son possible pour servir Dieu, aider son prochain, obéir à la Loi. Ce n’est pas difficile parce que tu ne promets pas de ne jamais faillir, tu ne promets pas de ne jamais désobéir, de ne jamais te tromper, cela tu ne le pourrais pas, car tu n’es pas une sainte, pas plus que moi, pas plus que nous. Tu promets seulement de faire tout ton possible… ce que tu peux, comme tu peux, de ton mieux. Devant ce feu tranquille, viens faire ta Promesse. La Promesse est une force, une direction que tu donnes à ton effort. Et l’effort te conduira d’effort en effort, à travers la vie, jusqu’au but que tu t’es proposé. La Promesse est une force. Quand tu l’auras faite, tu ne seras pas meilleure, tu seras plus forte. Et s’il t’arrive un jour d’hésiter, de ne pas très bien savoir si telle chose est faisable ou si elle est de celles qui ne doivent pas se faire, tu te souviendras qu’un soir, devant un feu tranquille, à l’heure où les clartés se voilent, où les bruits s’apaisent, au milieu des camarades qui avaient le même idéal que toi, tu as promis de servir Dieu, et tu n’hésiteras plus. Tu sauras si la chose est faisable ou si elle est de celles qui ne doivent pas se faire. La Promesse est une force. Tu ne seras pas toujours aussi bien disposée qu’aujourd’hui. Tu n’auras pas toujours cette joie débordante ou cette calme sérénité, parce qu’il y a des tourments dans la vie, de grandes lassitudes, des chagrins d’enfants et des tristesses d’adultes, de soudaines incertitudes. Alors, peut-être, par un triste matin d’une triste journée, tu te diras A quoi bon tout cela ?… » et puis tu te souviendras qu’un soir, devant un feu tranquille, à l’heure où les clartés se voilent, où les bruits s’apaisent, au milieu des camarades qui avaient le même idéal que toi, tu as promis de servir Dieu. » Le bonheur Le bonheur n’est pas accroché à la lune, Suspendu à quelque astre lointain, Il n’est pas sur Jupiter, Mars ou Neptune, Mais à portée de main. Le bonheur n’est pas au delà des mers, Dans un monde céleste, merveilleux, incertain… Il est sur notre propre terre, A portée de main. Le bonheur n’est pas sur une île lointaine, Quelque part sur l’Océan terrible Il est chez nous, dans la plaine, Dans ta maison paisible. Le bonheur n’est pas dans un château grandiose, Habité par des reines et des rois, Il est dans ton jardin de roses, Dans ta maison de bois. Le bonheur n’est pas dans une nuit vénitienne, Faite de musique et d’amour, Il est dans les choses quotidiennes, Que tu retrouves chaque jour. Le bonheur n’est pas dans quelque grande ville, Où l’on parle de richesses et de joie, Il est dans ta chambre tranquille, Tout près de toi. Le bonheur n’est pas dans les choses qu’on espère, Et qu’on réclame du lendemain, Il est dans celles qui nous entourent, Et qui reposent entre nos mains. Mourir Penser à la mort. Y penser simplement, à la fin de sa journée. Elle n’est pas laide, elle n’est pas triste grave seulement, entourée d’inconnu. C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres sur le pays mystérieux, vers lequel nous allons tous. Pourquoi mourir? Pourquoi? Personne ne peut répondre. Personne ne sait ce qui suit la mort Comme personne ne sait ce qui précède la naissance. Devant le mystère de l’au-delà et de l’en-deçà de la vie, le plus intelligent et le moins intelligent sont égaux muets, silencieux, tout petits. Il faut mourir. La mort viendra pour toi et pour moi, demain ou après-demain, dans un mois ou dans une année… La vie n’est pas longue, elle n’est pas éternelle, mais je l’aime telle qu’elle est, avec sa joie et sa souffrance, l’effort qu’elle exige et cette grave tristesse qui l’entoure. Penser à la mort. Y penser simplement, à la fin de sa journée. Elle n’est pas laide, elle n’est pas triste grave seulement, entourée d’inconnu. C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres sur le pays mystérieux, vers lequel nous allons tous. Mourir… s’en aller. Es-tu prête ? Es-tu assez forte pour supporter la plainte de ton corps ? l’angoisse de ta chair attachée à la vie ? Es-tu assez forte pour t’en aller toute seule ? Si je devais mourir demain, il me semble, qu’en une vision rapide, je verrais autour de moi, tous ceux que j’ai fait souffrir, sans le vouloir il y a tant d’insouciance en nous, si peu de bonté. – Tous ceux que je n’ai pas pu aimer. Tous ceux que j’ai aimés sans jamais le leur montrer. Cette richesse enfouie. Cette joie perdue. Ce bonheur qui aurait pu être et qui n’a pas été. Et ce sera ma souffrance de la dernière heure, de sentir que je n’ai pas été ce que j’aurais pu être, ni fait ce que j’aurais pu faire. Pourquoi ne pas aimer ceux qu’on aime? Pourquoi ne pas aimer aussi ceux qu’on n’aime pas? Pourquoi ne pas offrir tout ce qu’on a? Jusqu’à l’épuisement du trésor, Jusqu’au tarissement de la source ? Pourquoi attendre? Pourquoi compter, calculer, partager, réserver ? Ne peut-on pas tout donner à tous, dans la mesure de ce que chacun réclame et si possible audelà ? Le jour viendra assez tôt où l’on ne pourra plus rien pour les autres, parce qu’ils seront partis… parce qu’on sera parti… Je vais prendre le temps Je vais prendre le temps de laisser poser mon regard sur les choses de tous les jours et les voir autrement, celles que chaque matin, je croise sans les voir. Toutes les choses familières que je côtoie à longueur de jour, de mois, d’année… Je vais prendre le temps de voir l’étrangeté des arbres, ceux de mon jardin, ceux du parc voisin, qui le crépuscule venu bruissent de mystère… Je vais prendre le temps de poser mon regard sur les êtres que j’aime et de regarder autrement les miens, celles et ceux qui me sont les plus proches et que parfois je ne vois même plus, je n’entends même plus, tant le souci de mes affaires, de mon travail, parasitent mon cœur et mon corps… Oui, je vais prendre le temps de les découvrir de me laisser surprendre encore et toujours par ceux que j’aime. Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi, toi mon Dieu, au-delà des mots, des formules et des habitudes. Oui, je vais aller à ta rencontre comme au désert et tu me surprendras, mon Dieu. Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer autrement. Prière du soir Merci de ce jour qui finit. Merci de cette nuit qui vient. Mon Dieu, Qu’elle berce le sommeil des hommes endormis Qu’elle berce ceux que j’aime. Qu’elle me berce moi-même, Jusqu’à demain. Dans ce jour qui finit, Tout n’a pas été beau ni bien fait, ni parfait. Répare, si c’est possible, efface, change, Et donne-nous la force de faire mieux demain. Dans ce jour qui finit, Des hommes ont souffert. Guéris, si c’est possible. Diminue le mal ou le chagrin. Fais que quelque chose vienne apaiser leur peine. Fais que quelqu’un s’en aille les aider. Et que cette nuit leur fasse du bien. Dans ce jour qui finit, Nous n’avons pas été ce que nous aurions dû être. Fais-nous meilleurs, mon Dieu, si c’est possible. Moins durs envers les autres, Plus doux, plus patients. Fais-nous plus forts aussi, plus décidés, plus exigeants pour nous-mêmes, Plus vrais dans nos paroles, Plus fidèles à nos promesses, Plus actifs dans nos travaux, Plus obéissants et plus soumis à ce qui est juste, Plus rieurs aussi, Et que demain soit plus beau qu’aujourd’hui, plus grand. Merci de ce jour qui finit. Merci de cette nuit qui vient. Qu’elle berce le sommeil des hommes endormis. Qu’elle berce ceux que j’aime. Qu’elle me berce moi-même, Jusqu’à demain. Les deux joies Il y a la joie qui vient du dehors Et il y a celle qui vient du dedans. Je voudrais que les deux soient tiennes. Qu’elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie. Car lorsque les deux se rencontrent et s’unissent, Il y a un tel chant d’allégresse que ni le chant de l’alouette ni celui du rossignol ne peuvent s’y comparer. Mais si une seule devait t’appartenir, si pour toi je devais choisir, je choisirais la joie qui vient du dedans. Parce que la joie qui vient du dehors est comme le soleil qui se lève le matin et qui, le soir, se couche. Comme l’arc-en-ciel qui paraît et disparaît, comme la chaleur de l’été qui vient et se retire. Comme le vent qui souffle et passe. Comme le feu qui brûle puis s’éteint… Trop éphémère, trop fugitive… J’aime les joies du dehors. Je n’en renie aucune. Toutes, elles sont venues dans ma vie quand il le fallait… Mais j’ai besoin de quelque chose qui dure, de quelque chose qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir. Et la joie du dedans ne peut pas finir. Elle est comme une rivière tranquille, toujours la même, toujours présente. Elle est comme le rocher, comme le ciel et la terre qui ne peuvent ni changer ni passer. Je la trouve aux heures de silence, aux heures d’abandon. Son chant m’arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue. Elle ne m’a jamais quitté. C’est Dieu – c’est le chant de Dieu en moi, cette force tranquille qui dirige les mondes et qui conduit les hommes et qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir. Il y a la joie qui vient du dedans Et il y a celle qui vient du dehors. Je voudrais que les deux soient tiennes. Qu’elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie. Mais si une seule devait t’appartenir, si pour toi je devais choisir, je choisirais la joie qui vient du dedans. La foi Je ne peux pas prier avec des mots, mais chacun de mes désirs est une prière pour toi. Je ne peux pas confesser mes erreurs, mais chacun de mes regrets est un aveu pour toi. Je ne peux pas joindre mes mains pour t’adorer, ni m’agenouiller, mais chacune de mes joies est une adoration pour toi. Je ne peux pas t’offrir des sacrifices ni des privations, mais chacun de mes actes est une offrande pour toi. Je ne peux pas te connaître, mais je t’ai senti dans ce qu’il y a de meilleur dans le monde, dans ce qu’il y a de plus beau, et je t’ai choisi comme but de ma vie, comme direction de mes efforts. Jour après jour, je chercherai à vivre mieux. Permets seulement que ma volonté soit endurante et que persévérant soit mon effort, jusqu’à la fin. Etre vraie Etre vraie, Transparente comme l’eau du lac un jour de ciel bleu. Etre forte, Forte comme la roche que nul casseur de pierres ne peut briser. Etre droite, Droite comme le peuplier qui se dresse dans un champ. Et simple, Simple comme l’alouette qui n’a qu’un chant qu’elle porte au ciel dans un élan de joie. Répands la joie Répands la joie… Répands la joie sur ton chemin, sur nos chemins. Dis, ne veux-tu pas répandre la joie? Oh ! oui, je le veux bien, mais d’où prendre la -joie ? Je connais un pays; il se nomme la Loi. Dans ce pays habitent la Vérité, la Volonté, l’Intelligence, la Beauté, la Bonté et la Joie. Commence par la Vérité. Elle vogue sur un lac bleu, et la voile blanche de sa barque se détache sur un ciel bleu. Attends patiemment; la Vérité ne se hâte pas toujours, mais elle vient toujours. Lorsqu’elle t’aura vue et reconnue, elle te dira Sois vraie. Que jamais un mensonge n’effleure tes lèvres, ni médisance, ni flatterie, ni inexactitude aucune. Que ton oui, soit oui; que ton non, soit non; que ta promesse soit une promesse; ton témoignage, un témoignage; ton verdict, un verdict. Obéis à cet ordre, et tu auras conquis ta première gerbe de joie. Ensuite pars à la recherche de la Volonté. Elle habite la forêt de chênes. Elle est grande comme les chênes et forte comme les chênes. Autour d’elle, tu verras toutes les énergies du monde ligotées par elle; bâillonnées par elle ; dominées par elle qui s’en sert. A son service. Ne crains pas sa rude apparence; elle est bonne ; elle te dira simplement Domine-toi. Quand la colère te secoue, quand un mot va s’échapper de ta bouche, et souiller de son odeur infecte le sillon d’air qu’il parcourra, domine-toi. Quand la colère te secoue, quand ton bras se lève pour frapper, quand ton pied tremble sur le sol, domine-toi. Quand la folie te grise, quand le délire te pousse de sottise en sottise, domine-toi. Quand la tristesse t’enveloppe de ses linges mouillés, quand tu veux pleurer, domine-toi. Quand tu veux crier, domine-toi. Obéis à cet ordre, et tu auras conquis la seconde gerbe de joie. Puis prend le chemin de la roche dite la Grise». C’est là que rêve l’Intelligence. Son front est soucieux; son regard semble scruter l’Infini. Elle est belle; elle est bonne aussi. Ne crains pas de l’importuner; elle te dira doucement Comprends. Respecte. C’est-à -dire regarde; C’est-a-dire observe; sonde et fouille; tourne et retourne l’objet trouvé. Médite la parole entendue. Cherche à saisir ce quelque chose qui te semble étrange. Cherche à l’assimiler, à le faire tien. Si tu ne peux pas, reconnais modestement ton impuissance, et respecte au moins; Ne condamne pas tout de suite; Ne rejette pas tout de suite; Ne te détourne pas tout de suite. Obéis à cet ordre et tu auras conquis la troisième gerbe de joie. Le chemin qui te reste à faire n’est point pénible il conduit à la prairie verte, la radieuse, où vivent ensemble la Beauté et la Bonté. Dans les hautes graminées, elles cheminent et les semences de pissenlit s’envolent à leur passage; et les bardanes s’accrochent à leurs robes et les pavots s’effeuillent dans leurs cheveux flottants. Elles chantent; et leur voix est pleine d’éclat et de douceur. Assieds-toi. Attends qu’elles approchent. Elles se pencheront sur toi et tu n’entendras qu’un murmure Recherche le beau. Aide sans te lasser. Obéis à cet ordre en apparence si simple et pourtant compliqué. Il faut un effort pour toute chose c’est une vérité vieille comme le monde. Obéis à cet ordre, et tu auras conquis deux gerbes encore de joie. Et riche de cette richesse, tu t’en iras enfin trouver la Joie sur le sommet lumineux. Tu la verras, la rieuse gamine dansant dans un rayon de soleil. Elle rira en te voyant chargée comme un baudet. Elle te prendra par la main et te dira Maintenant va et répands la joie. Que ton regard soit un regard de joie. Que ton sourire soit un sourire de joie. Que ta parole soit une parole de joie. Que ton geste soit un geste de joie. Inonde ceux qui t’entourent de joie; on en manque tellement dans le monde… Ne crains pas d’en donner trop; Ne crains pas d’en manquer surtout. Obéis à cet ordre et tu auras conquis la Joie même, rieuse gamine qui cheminera toujours à tes côtés. Dis, ne veux-tu pas répandre la joie? Oh ! oui, je le veux bien. Adorer Dieu Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui L’adorent, L’adorent en esprit et en vérité . » Évangile selon Jean 424 Je n’irai pas adorer mon Dieu dans telle ou telle chapelle, dans tel ou tel lieu saint… L’Eglise de Dieu sera mon église et Dieu seul me parlera de Dieu, dans Son Eglise. Mais où est-elle, Son Eglise? Elle est là où règne la bonté. Elle est là où chante la beauté. Elle est dans la nature; sous la verdure; à l’ombre des grands arbres; au soleil qui jaunit le blé, qui rougit les pommes, qui brunit les feuilles. Elle est là où règne la justice. Elle est là où chante la paix; au foyer paisible; près du feu qui s’éteint; près de la flamme qui s’élance. Elle est au cimetière. Elle est où l’on pleure; sous les saules pleureurs, les ifs et les cyprès. Elle est là où règne la vérité. Elle est là où chante la force joyeuse; l’action virile. Elle se dresse en pleine lumière, immense. Comment ne la vois-tu pas ? Elle remplit le monde… Elle est dans ton cœur. Elle est dans mon cœur. Elle est partout, et ses orgues puissantes résonnent dans l’espace, et ses cloches rieuses s’égrènent dans les airs; on les entend aux deux pôles comme ici et comme là . Arrête-toi; écoute… Dieu seul te parlera de Dieu dans Son Eglise. J’irai dans l’Eglise de Dieu. Quant au culte que je rendrai à mon Dieu, ce sera une prière; et puis un chant de joie. Mais ma prière ne sera pas une suite de mots. Pourquoi des mots? – Nos jours en sont si pleins. Ma prière ne sera pas une succession de phrases. Pourquoi des phrases ? – Nos jours en sont tout pleins. Ma prière, ce sera toute ma vie Et toute ma vie sera une prière dont chaque mot sera un acte, un effort vers le mieux. Et si cela t’étonne. Ne t’étonne plus. Je ne donne pas le beau nom de prière au triste effort qui s’accomplit de mauvaise grâce et de mauvaise humeur, parce que les circonstances nous l’ont imposé. Je donne le beau nom de prière à l’effort ailé, librement choisi, voulu et accompli; A l’effort joyeux qui entraîne vers un quatrième effort, et d’effort en effort à l’infini. Mon culte sera une prière et ma prière, ce sera toute ma vie, et ma vie sera un effort. Effort vers la beauté. Oh! beauté, que ton règne vienne. Effort vers la bonté. Oh! bonté, que ton règne vienne. Effort vers la joie. Oh ! joie, que ton règne vienne. Effort vers l’intelligence et la compréhension; la justice et la vérité. Un grand effort… Ne parle pas. je connais tes objections. Je sais ce que tu vas dire. Ces efforts, tu les as faits. Tu les as faits dix fois; tu les as faits cent fois. Tu les as faits bien plus de cent fois ; et toujours en vain. Car la beauté est restée lointaine. La bonté tu ne l’as pas atteinte. Et la joie tu ne l’as pas trouvée. Maintenant tu es lasse, lasse, lasse et fatiguée… Tu ne veux plus faire d’efforts. Et pourtant il faut que tu recommences. Qu’importe si les premiers efforts ont échoué. Qu’importe si les seconds sont destinés encore à échouer. N’y a-t-il pas déjà de la beauté dans l’effort vers la beauté? N’y a-t-il pas déjà de la bonté, dans l’effort vers la bonté? N’y a-t-il pas déjà de la justice, dans l’effort vers la justice? Et surtout, surtout, n’y a-t-il pas déjà de la joie dans tout effort quel qu’il soit? Tu es lasse, lasse, lasse et fatiguée… Tu ne veux plus faire d’efforts. Il faut pourtant que tu recommences… Mais repose-toi d’abord. Pourquoi as-tu tant couru? Pourquoi ne t’es-tu jamais arrêtée? Regarde pourquoi y a-t-il des champs au bord de la route, si ce n’est pour s’y asseoir? Pourquoi y a-t-il de l’ombre, si ce n’est pour s’y coucher? Tu as été trop orgueilleuse. Tu as été trop ambitieuse. Tu as eu trop d’amour-propre. Tu as voulu tout faire toi-même; tu as toujours voulu tout faire toi-même, sans jamais accepter l’aide de personne. Et ,quand la vie même t’offrait un repos; Et quand la nature t’invitait au repos; Et quand les circonstances de ta vie te permettaient un repos, tu ne l’as pas accepté. Pourquoi ne l’as-tu pas accepté? L’essentiel, ce n’est pas que nous fassions toute chose. L’essentiel, c’est que toute chose se fasse. Il y a du foin à rentrer. L’essentiel, ce n’est pas que tu rentres le foin. L’essentiel, c’est que le foin soit rentré. Ou crois-tu être la seule à savoir rentrer le foin ? Il y a une maison à construire. L’essentiel, ce n’est pas que tu construises la maison. L’essentiel, c’est que la maison se construise. Ou crois-tu être seule à savoir construire une maison? Il y a un malade à soigner ? L’essentiel, ce n’est pas que tu guérisses le malade. L’essentiel c’est que le malade soit guéri. Ou crois-tu être seule à savoir soigner? Ah! s’il n’est personne pour rentrer le foin, tu le rentrera et même si tu tombes de fatigue. S’il n’est personne pour construire la maison, tu la construiras, et même si tu tombes de fatigue. S’il n’est personne pour guérir le malade, tu le soigneras et même si tu tombes de fatigue. Mais de nombreux candidats se présentent, forts et joyeux, pourquoi par amour-propre leur refuser la joie du travail, de l’aide et du service? Tu es lasse, lasse, lasse et fatiguée… Tu ne peux plus faire d’efforts. Il faut pourtant que tu recommences, mais repose-toi d’abord. Dépose ton orgueil, source de ta fatigue, et puis recommence, et dis avec moi Mon culte sera une prière et ma prière, ce sera toute vie, et toute ma vie sera un effort et puis un chant de joie. Un chant de joie. Chaque matin. je sens la vie renouvelée en moi et je ne peux faire autrement que de chanter ma joie, de pouvoir vivre encore. Car la vie, ce n’est pas une chemise de crin, un cilice, une haire impitoyable qui nous déchire la chair. Et le monde, ce n’est pas une vallée de larmes seulement. La vie est un privilège et le monde est divin. Ne parle pas. Je connais tes objections. Je sais ce que tu vas dire . La souffrance… La souffrance physique et la souffrance morale. La fatigue… La fatigue physique et la fatigue morale. La saleté… La saleté physique et la saleté morale. La tristesse, la misère et la maladie. Oui, tout cela existe, je le sais bien. La vigne vierge ne recouvre pas toutes les maisons et les giroflées ne fleurissent pas devant toutes les portes. Et pourtant la vie est un privilège et le monde est divin. Sors de ta chambre étroite. Sors de ta maison étroite. Sors de ta ville étroite et arrête-toi dans les champs. Les champs silencieux aux larges espaces. Ecoute… Regarde… Les forces mystérieuses travaillent dans le silence et la beauté. Dieu se révèle dans le silence et la beauté. Reste en contact avec la nature, et tu seras en contact avec Dieu. Reste en contact avec l’univers tout entier et j’entends par univers toute créature vivante que ce soit un brin d’herbe, une fleur, un animal ou l’homme; et tu seras en contact avec Dieu. Car le monde, c’est l’Eglise de Dieu, et Dieu parle dans son Eglise. J’irai dans l’Eglise de Dieu. Je resterai dans l’Eglise de Dieu! Et le culte que je rendrai à mon Dieu, ce sera une prière, et ma prière, ce sera toute ma vie, et ma vie sera un effort. Effort vers la beauté. Oh ! beauté, que ton règne vienne ! Effort vers la bonté. Oh! bonté, que ton règne vienne ! Effort vers l’intelligence et la compréhension, la justice et la vérité. Un grand effort, et puis un chant de joie. Je puis me tromper. Offrir à Dieu son effort et sa joie, ce n’est peut-être pas encore l’adorer en esprit et en vérité; mais qui peut nous dire ce que signifie adorer Dieu en esprit et en vérité. » Jean 424 J’adore Dieu, comme je peux et comme je crois. Adorons Dieu comme nous pouvons et comme nous croyons et Dieu sera adoré en esprit et en vérité. Etre soi-même une œuvre d’art Etre soi-même une œuvre d’art. » Tu as lu ces mots, l’autre soir, sur le toit, et maintenant ils me poursuivent. Etre soi-même une œuvre d’art… quelque chose qui se dresse et s’impose par la pureté de sa forme et la vérité de son fond. Quelque chose qui conserve sa valeur propre même quand on le jette au fumier ou qu’on l’éclabousse de sa boue. Quelque chose qui ne change plus. Quelque chose d’achevé. Je voudrais être une œuvre d’art. Quelque chose qui élève comme le son des cloches. Quelque chose qui apaise comme le ciel plein d’étoiles. Quelque chose qui réchauffe comme le soleil. Quelque chose qui réjouisse comme la fleur des champs ou la petite bête vivante. – Je voudrais être une œuvre d’art. Mais dis-moi quelle sera la main qui travaillera mort argile et quelle sera la force qui remaniera ma terre ? Etre soi-même une œuvre d’art… Choisir la bonne direction et puis partir Choisir la bonne direction et puis partir. Suivre la rivière jusqu’à sa source; Sauter par dessus les racines des aulnes ; Glisser par dessus les branches des saules. Ecarter les ronces qui s’accrochent aux vêtements, Et l’églantier qui frappe au visage. Suivre la rivière, remonter son cours; Sauter de pierre en pierre ; Laisser l’eau pénétrer dans ses souliers ; Baigner dans l’eau fraîche ses pieds chauds. Retrousser les jupes ; Inonder les bras et les jambes ; Et puis continuer sa course le long de la rivière jusqu’à sa source. S’asseoir sur un tronc au milieu du lit; Poser son sac sur .ses genoux et rester là , immobile, pendant que le martin-pêcheur passe comme une flèche bleue; pendant que les hydromètres filent sur l’eau claire comme de longues araignées à quatre pattes. Manger son pain et son chocolat pendant que l’écureuil grignote ses bourgeons et pendant que le pic-vert frappe sur l’écorce. Ecouter les bruits de la vie, dans ce coin perdu où les hommes s’arrêtent à peine; vie de la cantharide qui se balance sur le pâturin ; vie de la grenouille qui se berce sur les feuilles lisses du populage; vie des iules qui dorment enroulés .sous les pierres et des vers qui se traînent sur le sol ; vie des tritons, des oiseaux, des punaises, des lézards ; vie de ces tout petits qui dansent et qui sautent, qui volent et qui grouillent, qui naissent et qui meurent comme nous… comme nous. Vies inconnues qui s’écoulent là , enveloppées du souffle chaud de l’été et du parfum des fleurs qui éclosent. Ecouter, sentir, regarder, et puis reprendre encore la course, le long de la rivière, jusqu’à sa source. Comme c’est Iong. Comme c’est dur parfois! A mesure que le lit devient plus étroit, les plantes sont plus nombreuses, plus serrées, et les pierres sont plus pointues. On s’écorche le bras. On se tord le pied. Ça ne fait rien. Amoureuses de l’effort et de la nature inculte nous irons jusqu’au bout; nous remonterons la rivière jusqu’à sa source… Jusqu’à sa source. Arrête-toi un moment Arrête-toi un moment et viens t’asseoir ici. Regarde la ligne tranquille de la campagne qui s’étend devant toi. Repose-toi. Dis, ne veux-tu pas te reposer? Comme tu as travaillé aujourd’hui et comme tu t’es dépêchée! Je t’ai vue aller et venir le balai à la main. Tu as enlevé toutes les toiles d’araignées de la maison et toute la poussière. Tu as lavé les vitres des fenêtres et les carreaux de la cuisine. Et tu t’es tellement dépêchée; parce que tu voulais encore faire briller les marmites et les casseroles. C’était trop! Pourquoi mettre tant de choses dans une seule journée? N’y a-t-il pas demain ? Le soir est venu. Le soleil s’est couché dans un ciel d’or; mais tu ne l’as pas vu. Tu n’as rien vu. Tes occupations t’absorbaient trop à l’intérieur de ta maison. Maintenant que tu es lasse et que l’heure du repos est venue, sors de tes chambres étroites, et viens t’asseoir ici, près du buisson fleuri, devant ce grand espace tranquille, seule, en face de la nuit qui tombe. Dis, ne veux-tu pas venir? L’ordre et la propreté sont nécessaires. Tu n’as .pas perdu ta journée. Ce que tu as fait, tu l’as très bien fait. Mais n’oublie pas, n’oublie pas, je t’en prie, que l’homme ne peut pas vivre d’ordre seulement et de propreté. A ton âme qui a soif de beauté, accorde une heure d’harmonie. A ton intelligence qui a soif de connaître, accorde une heure d’étude. A ton cœur qui a soif d’aimer, accorde une heure d’amour. A ta conscience qui a soif de Dieu, accorde une heure de silence. Partir le matin Partir le matin sans avoir prévu le départ. Mettre dans son sac ce qui se trouve dans l’armoire de la cuisine ; un bout de pain, un morceau de fromage. Et puis s’en aller, au hasard, sans rien demander au jour qui s’éveille et qui vient à nous avec sa richesse inconnue. S’en aller au hasard… . Laisser les oiseaux voltiger devant soi; ne pas effrayer le merle qui chante sur la haie; ne pas arracher l’aubépine qui nourrit les abeilles; ne pas écraser la chenille qui rampe sur le sol. S’en aller au hasard, seul et silencieux à travers les vignes dont la terre lourde s’attache aux souliers; à travers les champs mouillés où la vanesse précoce cherche les premières fleurs ; le long des lisières du bois où, sous les feuilles mortes de l’an dernier, glisse l’orvet et sommeille le crapaud. S’en aller au hasard sans avoir rien prévu. Vaincre d’un bond l’obstacle de la route. Dans un élan de joie, bondir par dessus la pierre. Prendre pour refuge l’arbre qui se présente et pour siège, la borne du chemin. Ne pas craindre la pluie qui ruisselle et que le vent souffle sur nos visages. Ne pas craindre les grêlons qui tombent avec un bruit de perles sur la route dure et sur les feuilles. Ne pas avoir peur du froid qui fait mal aux mains, ni du chaud qui rend si lourdes et si tristes les plantes assoiffées. Etre plus fort que la souffrance, Plus fort que la pauvreté, Généreux comme un pommier couvert de fruits. Apaisant comme un champ de blé mûr. Se tenir parmi les hommes, comme l’église au milieu du village. Chanter son chant à travers le monde comme la cloche du clocher. S’en aller au hasard, sans rien demander à la vie, si ce n’est sa beauté et son lent écoulement. S’en aller au hasard… sans rien demander. Mais accepter, heureux l’offrande de l’heure qui passe, heureux, heureux, le don du jour. Laisse seulement cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde Je ne te demande rien. Ferme toutes les portes si tu veux, et toutes les fenêtres. Laisse seulement cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde, afin que je puisse le contempler, et que le parfum de ses fleurs puisse arriver jusqu’à la chambre étroite que tu m’as destinée. Je ne te demande rien, si ce n’est cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde. Simplicité Que je fasse seulement de ma vie une chose simple et droite, semblable à une flûte de roseau, que tu puisses emplir de musique. » Tagore. Faire de sa vie une chose simple et droite. Etre soi-même simple et droit. Je ne veux pas faire de culte, ce matin. Le plus beau culte que nous puissions offrir à Dieu, c’est notre joie, et puis ce grand effort qui nous pousse, jour après jour, à vivre mieux. Montez vers les sapins; et lorsque vous serez seules et tranquilles, offrez à Dieu l’adoration qui chante en vous et la joie bondissante qui rend vos jours légers. Le plus beau culte que nous puissions offrir à Dieu, c’est notre joie, et puis ce grand effort qui nous pousse, jour après jour, à vivre mieux. Mais puisque nous sommes ensemble et puisque c’est dimanche, oublions un instant ce que nous avons à faire, tous nos travaux et tous nos jeux, et pensons à notre vie. Cette vie que nous avons reçue, dont une partie est déjà vécue, dont une autre nous reste à vivre encore, et qui s’écoule, heure après heure, si doucement, que parfois nous oublions qu’elle doit finir. Ta vie … Dis-moi, que veux-tu faire de ta vie? Le poète répond Que je fasse seulement de ma vie une chose simple et droite, semblable à une flûte de roseau que tu puisses emplir de musique. » Faire de sa vie une chose simple et droite. Etre soi-même simple et droit. Simple, comme les fleurs des champs et comme les herbes. Elles poussent les unes à côté des autres. Leurs corolles et leurs tiges se confondent, mais elles ne changent pas de type, ni de couleur, ni de parfum le trèfle rouge reste rouge; et la sauge bleue reste bleue; et le barbadian jaune reste jaune; et les petits cœurs de brises tremblent toujours, tandis que les avoines plus ,hautes s’inclinent; tandis que les dactyles, plus fermes se dressent. Et depuis le jour où elles sont sorties de graine et de terre, jusqu’au jour où elles s’effeuillent et se fanent, les fleurs et les herbes restent fidèles à elles-mêmes, au type qu’elles ont reçu. Et si vous les cueillez, ou si quelqu’un d’autre passe pour les prendre, c’est toujours la même chose. Les fleurs ne changent pas, ni les herbes. Elles offrent leurs corolles épanouies à la main sale qui se tend pour les prendre, et à la main propre. Elles gardent la même couleur et le même parfum devant un pauvre et devant un riche; devant un enfant et devant un adulte. Les fleurs ne changent pas; ni les herbes. Elles sont ce qu’elles sont trèfle rouge ou scabieuse mauve; sainfoin rose ou genêt jaune; clochette bleue ou marguerite blanche. Et vous aussi soyez simples connue les fleurs des champs et comme les herbes. Restez fidèles à vous-mêmes. N’ayez qu’une couleur à travers la vie; un seul et même parfum. Ne changez pas chaque jour. Ne soyez pas rouges dans votre famille; bleues avec vos amis et jaunes à votre travail. Soyez simples… . Toujours la même chose; partout la même chose. Ne venez pas à moi, souriantes et gracieuses si une heure auparavant vous avez été détestables avec quelqu’un d’autre. Ne soyez pas actives et travailleuses ici, au camp, et puis, molles et paresseuses chez vous, à la maison. Ne soyez pas bonnes avec les uns; mauvaises, avec les autres. Polies, ici – grossières, là . Douces aujourd’hui et violentes demain. Propres le dimanche – et sales les autres jours. Regardez les fleurs des champs. Elles n’ont qu’une couleur à travers toute leur vie ; un seul et même parfum. Soyez simples. Toujours la même chose ; partout la même chose. Qu’on ne vous rencontre par un jour avec deux tresses, une petite robe et des sandales, et le lendemain, avec une coiffure compliquée, des frisons et des frisottons; des souliers à hauts talons et une robe étrangement serrée. Soyez simples. N’ayez pas deux vies. Ce que tu ne peux faire devant tes camarades et devant tes chefs, il ne faut pas non plus que tu le fasses derrière leur dos. Et ce que tu ne peux dire à haute voix, il ne faut pas non plus le chuchoter en cachette. Soyez simples. Ne soyez pas doubles. Ne changez pas selon le lieu où vous vous trouvez et suivant les personnes avec lesquelles vous êtes. Regardez les fleurs des champs et les herbes. Qu’elles soient seules ou qu’elles soient plusieurs, qu’on les regarde ou qu’on ne les regarde pas, c’est toujours la même chose. Elles n’ont qu’une couleur à travers toute la vie; un seul et même parfum. Etre toujours la même chose, et faire de sa vie une chose simple et droite semblable à une flûte de roseau où passent les sons les plus doux et les notes les plus graves. Il n’y a là , ni contours, ni détours, ni secrets rien qu’une ligne droite et le souffle qui passe… Que seulement je fasse de ma vie, une chose simple et droite, semblable à une flûte de roseau que tu puisses emplir de musique. » La nuit S’asseoir dans l’herbe; tout simplement s’asseoir. Laisser la nuit chanter en nous. Aspirer la fraîcheur de l’heure tardive. Sonder l’obscurité qui enveloppe les choses. Ne rien voir. Entendre seulement le cri du grillon; la longue stridulation des sauterelles; et puis, au loin, un rossignol qui chante. Tout est tranquille. S’étendre dans l’herbe; tout simplement s’étendre. Laisser la sérénité de la nuit pénétrer jusqu’à l’obscure inquiétude de notre âme. Laisser le repos s’emparer de notre corps fatigué. S’abandonner au sommeil dans un coin perdu, entre le ciel étoilé et le sol odorant. S’abandonner. S’endormir dans l’herbe; tout simplement s’endormir. Laisser les heures d’inconscience reposer nos âmes et nos corps. Laisser la fraîcheur et l’obscurité caresser nos membres chauds. Laisser l’oubli emporter nos pensées. Laisser tout s’achever. S’endormir… Il faut cela. . Il faut cela à l’homme afin que le matin le trouve debout, fort et souriant en face du travail de la journée nouvelle. Fort et souriant en face de ce monde matinal, si pur, qui vient à lui; et qui s’offre à lui si simplement, dans sa beauté tranquille. Fort et souriant. Oh ! vie, je t’aime. Telle que tu es, je t’aime. Et j’accepte de te vivre jusqu’au bout. Telle que tu es, j’accepte. Tentation Quand j’étais petite, je m’arrêtais devant la porte de l’armoire, et je me demandais si je prendrais ou si je ne prendrais pas un morceau de sucre. . Maintenant je ne m’arrête plus devant la porte de l’armoire pour savoir si je prendrai ou si je ne prendrai pas un morceau de sucre. Mais il est d’autres armoires devant la porte desquelles je m’arrête, et devant la porte fermée desquelles j’hésite… La tentation… c’est un désir qui nous vient, faible ou fort, et qui nous invite à faire ce que l’intelligence et la conscience ne nous permettent pas de faire ; à aller là , où l’intelligence et la conscience ne nous permettent pas d’aller; à prendre, ce que .l’intelligence et la conscience ne nous permettent pas de prendre. . La tentation vient parfois comme une brise légère qui nous flatte et qui nous caresse. Elle vient parfois comme un coup de bise glaciale qui nous détruit. Elle vient chez le petit enfant comme elle vient chez l’homme adulte, comme elle vient chez le vieillard. Elle est venue chez les meilleurs parmi les hommes, les plus sages et les plus intelligents. Elle est venue chez toi. Elle est venue chez moi. Si souvent, elle est venue chez toi et chez moi. La tentation un mauvais désir. Apprendre depuis tout petit à être plus fort que ce désir; à le repousser de toute la violence de son énergie ; à fermer les deux yeux pour ne pas le voir ; et les deux oreilles pour ne pas l’entendre. Savoir se dominer; être maître de son corps, de son cœur, de sa souffrance et de sa joie; de son émotion et de son désir. Savoir se dominer quand on a soif, passer sans boire devant une fontaine qui coule. Quand on a faim, ne pas sortir son pain du sac, avant l’heure du repas. Quand on est fatigué. ne pas s’asseoir au bord du chemin, mais marcher encore, avec les autres, jusqu’au lieu de la halte. Se lever tôt le matin, quand on voudrait rester tard au lit. Se coucher tôt le soir, quand on voudrait veiller jusqu’à minuit. Rester dehors dans la neige et la bise, alors même que les pieds et les mains ont froid. Traverser seul le pâturage pendant que la pluie ruisselle et que le tonnerre roule d’un bout à l’autre de l’horizon. Rester seul devant la tente, alors que l’obscurité descend. Ne pas avoir peur de la chouette qui crie ; ni de l’araignée qui monte le long de la jupe; ni de la punaise qui tombe dans la soupe ; ni de la guêpe qui bourdonne autour de la tartine. Ne pas avoir peur ni de la souris qui traverse la chambre comme une petite boule grise; ni du chien qui bondit hors de sa niche; ni de la vache qui s’approche en baissant la tête; ni de cette ombre incertaine qui semble se mouvoir entre les arbres. Ne pas avoir peur; ni d’aujourd’hui ni de demain. Ne pas avoir peur. Savoir se dominer penser aux autres quand on voudrait penser à soi. Prendre une poignée de cerises dans le plat qui circule en songeant que vingt camarades doivent encore se servir. Tendre son assiette, quand toutes les assiettes ont déjà été remplies. Faire un jeu, parce que les autres ont envie de le faire. Aller chercher de l’eau, parce qu’il en est une qui a soif. Allumer un feu, parce que quelques-unes ont froid. Essuyer la vaisselle, nettoyer les marmites, coudre sa blouse, couper du bois, faire un tas de choses qu’on voudrait ne pas faire afin d’être plus fort que sa paresse, sa négligence, sa gourmandise, sa sottise et son désir. Il nous vient alors de cette rude discipline, à travers les mois et les années, comme une armure, un vêtement d’airain contre lequel la tentation vient se briser. Domine-toi. Et puis recherche le beau. Aimer ce qui est beau, ce qui est simple et pur. S’entourer de ce qui est beau, de ce qui est simple et pur. Vivre au milieu de ce qui est beau, de ce qui est simple et pur. Vivre au milieu de ce qui est beau, de ce qui est simple et pur, c’est construire un mur de vieille roche contre lequel la tentation viendra se briser. La morale, c’est l’art transporté dans sa vie. » Un homme moral, c’est un artiste, un génie peut-être qui fera de sa vie une œuvre d’art; comme les grands hommes et les saints ont fait de leurs vies des chefs-d’œuvre que nous étudions et que nous contemplons. Faire de sa vie une œuvre d’art, c’est introduire dans sa vie la loi morale. Introduire dans sa vie la loi morale, c’est encore construire un mur de vieille roche, contre lequel la tentation viendra se briser. Domine-toi. Recherche le beau. Solidarité La solidarité c’est la pensée et puis l’action qui s’en vont d’un homme à un autre homme, et qui les unissent tous par le besoin qu’ils sentent les uns des autres; par la responsabilité qu’ils ont les uns des autres et par la force qui leur vient lorsque tous ensemble, ils travaillent à une même chose. Tu étais seule dans ton jardin et tu cueillais les haricots qui avaient mûri le long des échalas. Tu cueillais, tu cueillais, mais il en restait toujours. Si seulement les moineaux étaient descendus du cerisier pour venir à ton aide, combien plus vite le travail se fût achevé! Mais tu étais seule. C’était un jour de fête. Le repas de fête était terminé. Toute la famille parents, enfants, amis s’en étaient allés s’asseoir à l’ombre des noyers, sur l’herbe courte et fraîche. Tu étais seule dans ta cuisine; l’air chaud était encore imprégné des senteurs de la cuisson. Il y avait là des piles d’assiettes, des fourchettes, des cuillères, des couteaux, et puis, les marmites dont on s’était servi tout un monde de la gente vaisselle, et qu’il fallait laver. Tu lavais, tu lavais, mais il en restait toujours ! Si seulement un camarade avait quitté le jardin pour venir à ton aide, combien plus vite le travail se fût achevé! Mais tu étais seule. Ne pas permettre qu’un seul fasse tout. Ne jamais permettre qu’un seul fasse tout; qu’un’ seul ait le souci, la responsabilité de tout. Résolument se lever et demander sa part de fatigue. Partager. Etre tout seul devant un long et dur travail, cela est si décevant. . Oui, certes, le travail sera fait, puisqu’il le faut; mais quand sera-t-il fait? Etre seule devant un long et dur travail, cela est si décevant. S’unir. Etre vingt au lieu d’un. Avoir quarante mains au lieu de deux. Vingt cerveaux au lieu d’un seul, pour réfléchir et penser. S’unir. Se mettre tous ensemble pour accomplir un même travail; pour défendre une même idée; pour poursuivre un même but; pour vivre une même vie. Seule, que peux-tu faire, dis-moi, toute seule? Rien ou presque rien. Tu ne sais pas même préparer le pain que tu manges; ni faire les souliers qui te chaussent . Et la nuit, quand tu allumes une allumette pour éclairer l’obscurité de ta chambre, songes-tu que cette petite allumette a passé dans bien des mains d’hommes avant d’être arrivée dans la tienne? Seule, que peux-tu faire, dis-moi, toute seule? Rien ou presque rien. Mais appelle tes compagnons; fais-leur part de ton projet ; demande-leurs ce qu’ils pensent et ce qu’ils peuvent ; partage le travail selon les capacités de chacun; et tous ensemble, construisez le château de vos rêves qui ne sera jamais construit si tu attends le jour de le construire toute seule. Regarde les abeilles elles se mettent des centaines pour habiter une même ruche. Seule, une abeille ne parviendrait jamais à faire le miel, parce qu’elle ne peut pas faire tous les métiers à la fois. Toutes les abeilles ne savent pas fabriquer la cire, mais celles qui le savent, construisent les cellules qui composent le rayon. Toutes les abeilles ne savent pas butiner ; mais celles qui le savent, s’envolent dans les champs pour récolter le suc des fleurs. Toutes les abeilles ne savent pas élever les petits; mais celles qui le savent, demeurent dans la ruche et deviennent nourrices. Toutes les abeilles ne savent pas préparer le repas de la reine; mais celles qui le savent, préparent ce repas spécial et deviennent servantes. Toutes les abeilles ne savent pas être reine; mais celle qui le sait, devient reine, mère de la ruche, celle qui perpétue la race. Regarde les fourmis elles se mettent des centaines pour construire une fourmilière. Mille et mille ont apporté leur paillette de bois, leur aiguille de sapin, leur grain de terre. Maintenant la fourmilière s’élève solide contre le tronc d’un arbre. Rien ne bouge. Il semble que tout repose, et pourtant, à l’intérieur, le travail se poursuit dans les galeries, telle fourmi s’occupe des larves ; telle autre des pucerons ; telle autre, des provisions d’hiver ; telle autre, des cultures de champignons. Il en est de même pour les hommes ; ils ne font pas tous la même chose, mais ils font tous quelque chose. Il y en a qui cassent des pierres et qui maçonnent des murs. Il y en a qui sèment le blé et qui récoltent le fruit. Il y en a qui pétrissent le pain, et d’autres qui sortent le charbon de la. terre. Il y en a qui étudient et qui enseignent. D’autres qui soignent et qui guérissent. D’autres qui chantent. D’autres qui prient. D’autres qui parlent. Il en est qui peignent et qui sculptent. Il en est qui coupent et qui taillent. Il en et qui brodent et qui tissent. Il en est qui pensent. Il en est qui cherchent. Il en est des mille et des mille et tu ne peux te passer d’un seul, parce que tu as besoin de tous les hommes qui existent ou qui ont existé, et qui, à travers les siècles, ont conçu, fabriqué ou forgé tout ce que tu as ; tout ce que tu aimes ; tout ce dont tu as besoin. Et voilà pourquoi, si la Solidarité passait en ce moment dans ce lieu, elle te dirait Eclaireuse, ne travaille pas seulement pour toi, mais pour ton groupe; pas seulement pour ton groupe, mais pour ta section; pas seulement pour ta section, mais pour toutes les sections, pour toutes les éclaireuses du monde; pas seulement pour toutes les éclaireuses du monde, mais pour tout le monde… afin de t’acquitter un peu de la dette que tu as contractée envers les hommes connus ou inconnus qui, sans que tu le veuilles et sans que tu le saches, travaillent pour toi, jour après jour, parfois si durement. – Travailler pour tout le monde, comment fait-on cela? Je n’ai ni intelligence, ni talent, ni habileté aucune; que puis-je faire pour les hommes? moi qui ne sais rien! – Tu ne sais rien? Qui te l’a dit? Ne sais-tu pas respecter la propriété d’autrui? Quand tu vois un pommier couvert de pommes, et qui ne t’appartient pas, ne laisses-tu pas les pommes sur le pommier? Et quand tu vois un rosier couvert de roses, et qui ne t’appartient pas, ne laisses-tu pas les roses sur le rosier? Adam seul, dans le jardin du Paradis, avant que Dieu eût créé Eve, avait le droit de prendre tous les fruits de tous les arbres; toutes les fleurs de tous les champs; tous les oiseaux, tous les animaux, les grands et les petits, parce qu’il était seul sur terre, et parce que toute la terre lui appartenait. Maintenant, il y a des milliers et des milliers d’hommes entre lesquels il faut partager les choses de la terre, et on ne doit pas prendre ce qui ne nous appartient pas. En respectant la propriété d’autrui, tu travailles à maintenir l’ordre et la bienveillance parmi les hommes et tu es solidaire des hommes. N’as-tu pas des égards pour autrui? Ne sais-tu pas être polie et respectueuse ? Ne sais-tu pas te conduire en honnête femme? Adam seul, dans le jardin du Paradis, avant que Dieu eût créé Eve, aurait pu faire toutes les folies qui lui passaient par la tête; il aurait pu parcourir de nuit les chemins de la terre déserte, et chanter les chansons les plus tapageuses. Cela n’eût dérangé personne; les feuilles des arbres se seraient peut-être étonnées, et les étoiles du Ciel ; mais aucun petit enfant n’eût été réveillé, aucun malade ne se fût effrayé puisqu’Adam était seul. Mais maintenant, il y a des milliers et des milliers d’hommes et qui vivent très près les uns des autres; nos maisons se touchent, et d’appartement à appartement, nous entendons ce qui se passe chez nos voisins, et le bruit du dehors nous arrive par les fenêtres. La nuit a été faite pour le repos; respectons le repos de la nuit; soyons silencieuses comme elle. Nous ne devons pas faire toutes les folies qui nous passent par la tête à cause des autres ; par égard pour les autres ; par respect pour les autres ; et parce que nous sommes solidaires les uns des autres. Partager… Ne sais-tu pas partager? donner aux autres un peu de ce que tu possèdes? Trouves-tu qu’il est juste que quelques-uns aient tout et d’autres rien? Quand tu rentres à midi de ton travail, tu trouves ton repas, si simple soit-il. Le soir, lorsque tu es fatiguée, tu peux te coucher sur un lit, si petit soit-il; et, pour sortir, tu as une robe, un manteau, des souliers. Eh bien! aujourd’hui, il y a, dans des pays qui ne sont pas très éloignés du nôtre, des enfants de ton âge et d’autres plus petits, qui n’ont pas de nourriture, qui n’ont pas de vêtements et qui n’ont pas de lit. Etre solidaire, c’est ne pas permettre qu’il y ait quelqu’un qui n’ait rien du tout. Etre solidaire, c’est penser aux autres; c’est donner, partager, aider. Et si tu trouves encore que tu ne peux rien faire pour le monde, parce que tu n’es ni un homme de science, ni un homme de lettres, ni un artiste génial, ni aucune espèce de grand homme, je te dirai ceci Tu es une femme. Un jour, tu seras mère; et tu auras un petit enfant qui sera tien, et qui te ressemblera parce que la nature veut que les enfants ressemblent à leurs parents. Veux-tu donner au monde un enfant comme toi ? Non. – Alors fais de toi ce que tu voudrais que ton enfant soit. Forme ton caractère et façonne ton âme; tu ne peux mieux travailler pour le monde afin de t’acquitter un peu de la dette que tu as contractée envers les hommes connus ou inconnus, qui, sans que tu le veuilles et sans que tu le saches, travaillent pour toi, jour après jour, parfois si durement.
Avez-vous l’impression de parler à un mur lorsque vous priez? Voici cinq outils essentiels pour que vos prières soient exaucées. Mettons tout d’abord une chose au clair Dieu veut répondre à nos prières. Il est notre Père dans les cieux, et nous sommes ses enfants. Il nous aime inconditionnellement. Alors pourquoi nous semble t-il que Dieu ne tient pas tellement compte de nos prières? Et puisqu’il sait déjà ce que nous voulons, pourquoi est la prière est-elle nécessaire en premier lieu? L'Amour Infini Même ceux qui restent loin de la synagogue ont l’intuition de l'existence de Dieu. Comme dit le proverbe, il n'y a pas d'athées dans une tranchée. Quand un gars est couché à l'intérieur et que l'ennemi arrive, il crie toujours D-ieuTout-Puissant, sors moi de la, je veux vivre!" Que dit-il en fait? Cher Dieu Bien que je t’aie ignoré pendant toutes ces années, que j’aie nié ton existence, et pas du tout apprécié à sa juste valeur, tout ce que Tu as fait pour moi, je suis bien embêté maintenant et je sais que Tu es le seul qui peut m’aider.». Pour prier correctement, vous devez comprendre que non seulement Dieu vous aime, mais que son amour pour vous est infini. Dieu vous a donné les yeux, les oreilles, l'intelligence, la vie elle-même! Tous les matins, les juifs récitent les bénédictions de grâce à Dieu pour les dons qu'il nous a accordé. Ces bénédictions sont là pour nous rappeler à quel point Dieu nous aime. En fait, si nous appréciions vraiment ce que Dieu pouvait faire pour nous, nous nous dirions que nous sommes fous de ne pas rester en contact constant avec lui. Mais pourquoi avons-nous besoin de prier? Quand nous prions, il est évident, que nous n’expliquons rien de nouveau à Dieu. Il n'a pas besoin de nous pour lui rappeler de quoi nous avons besoin. Alors, pourquoi ne pas simplement exprimer nos demandes à Dieu? Parce que nous avons un profond besoin de prier. La prière en elle-même contribue à nous aider à affiner et à affirmer ce que nous voulons de la vie. Il s'agit d'un véritable processus de maturité. Si un père milliardaire donnait à son fils, des espèces en quantité illimitée sur un plateau d'argent, ce fils ne pourrait devenir qu’un enfant gâté et irresponsable en grandissant. Si Dieu nous avait tout donné automatiquement, nous n’aurions jamais été capables de définir, pour nous-mêmes, ce que nous voulons dans la vie. Certes, la vie serait facile pour nous. Mais nous ne pourrions pas grandir. Puisque Dieu a nos intérêts à cœur, Il veut que nous atteignions nos buts à la sueur de notre front. Parce que c'est justement cela qui nous fera grandir. Pourquoi avons-nous des problèmes alors? Dieu a toutes les bonnes connexions. Il peut vous trouver le bon conjoint. Il peut résoudre vos problèmes financiers. Alors, pourquoi avons-nous tous ces problèmes? Parce que peu importe combien vous êtes brillant ou puissant, vous ne serez jamais capable de vivre la vie de vos enfants pour eux. Encore plus, porter un amour authentique à ses enfants, c’est aussi leur permettre de se développer personnellement et de devenir indépendant. Si nous étions seulement des robots, qui fonctionnons mécaniquement d’après des instructions, le monde pourrait être propre et bien rangé. Mais la vie, elle, n'aurait ni sens ni signification. Dieu veut que nous soyons indépendants, que nous pensions par nous-mêmes et que nous soyons capables de faire nos propres choix Nous avons le libre arbitre» de prendre des décisions qui sont éternellement valables. Nous pouvons choisir de nous éloigner de Dieu et lui-même, nous permettra de le faire. Non pas parce qu'il veut que cela se produise, mais parce qu'il veut que nous soyons indépendants même au risque que cette indépendance soit mal utilisée. La réponse à vos prières Avez-vous déjà eu une prière exaucée? Arrêtez-vous un moment et prenez en considération toutes les implications ... Vous vivez en Amérique, dans une petite ville du Midwest. Il ya un nid de poule extrêmement grand et inesthétique en face de votre maison. Pendant les quatre derniers mois, la municipalité locale a ignoré vos demandes insistantes de voir le problème résolu. Alors, dans un acte de frustration, vous appelez la Maison Blanche et demandez à parler au président. Ca vaut la peine d'essayer ! A votre plus grand étonnement, le président lui-même décroche le téléphone. Vous vous expliquez rapidement au sujet de votre problème. Le président écoute une minute, puis raccroche. Vous ne vous attendez pas vraiment à ce quelque chose soit fait à ce sujet. Le lendemain matin, vous regardez par votre fenêtre et, ô surprise, l'Army Corps of Engineers est occupée à réparer votre route. Le président des États-Unis a pris votre demande au sérieux et envoyé ses troupes pour vous aider! Ce que cela signifie, c’est que pour obtenir que votre prière soit exaucée, il faut arriver à joindre directement le président. Et, qui est la seule personne qui peut toujours joindre le président? Le fils du président, bien sûr. C'est notre relation avec Dieu Une relation de Père et d’enfant. Comme un parent exauce les demandes de son enfant, de même Dieu répond aux prières. Le Géant Infini qui a créé chaque molécule sur cette terre, peut modifier jusqu’au cours de l'existence afin de répondre à votre prière. Pour vraiment parler à Dieu, vous avez besoin de savoir qu'il est disposé et apte à tout faire. Sinon, vous serez seulement en train de parler à votre concept fini de Dieu et non pas à notre vrai Père dans le Ciel. La prière d'un athée Voici une histoire vraie d'un jeune homme qui a obtenu que ses prières soient exaucées Beaucoup de touristes qui visitent Jérusalem viennent pour avoir une idée de la culture et de l'histoire juive. Un jour, une jeune touriste nommé Jeff a été amené à me rencontrer à Aish HaTorah. "Que faites-vous dans la vie?" lui ai-je demandé. Je travaille pour mon MBA à l'Université de Harvard. Et je suis athée." "Fantastique! Un véritable athée! Celui qui a réussi à convaincre un athée comme vous de parler à un rabbin comme moi mérite une médaille." "Non," dit Jeff, "il ne mérite rien. Je vais vous dire comment je suis venu ..." Jeff venait de rentrer de Norvège où il avait été rendre visite à sa fiancée norvégienne. Et il avait décidé que c'était maintenant ou jamais soit il venait en Israël soit il ne le ferait jamais. Donc, il se dirigea vers Jérusalem et le Mur des Lamentations. Il avait pensé s’y arrêter pour admirer les anciennes pierres. Pourtant, lors de son arrivée, il fut étonné. Il avait ressenti quelque chose de lourd et de très émouvant. Jeff se tint alors debout devant le mur et composa une prière d’athée. Il regarda les pierres et dit "Dieu, je ne crois pas en toi. Pour autant que je sache, Tu n'existes pas. Mais je ressens quelque chose. Je veux que tu saches, Dieu, que je n'ai absolument rien à redire contre toi. C'est juste que je ne sais pas si tu existes. Mais Dieu, juste au cas où tu es vraiment là et que je fais une erreur, donne-moi une indication. " Jeff finit sa prière, et l'un des étudiants Aish HaTorah qui se trouvaient devant le mur, vit Jeff et pensa "Peut-être qu'il serait intéressé à en apprendre un peu de Torah." Jeff fit brusquement volte-face et dit Mais qu'est-ce que vous me voulez?" Il tapota sur l'épaule de Jeff, qui fut tellement surpris qu'il sauta en l'air. Jeff se retourna et cria Mais qu'est-ce que vous me voulez?" "Je suis désolé. Je voulais juste savoir si vous souhaitez en apprendre davantage sur Dieu." Cette question frappa Jeff comme un crochet du droit entre les deux yeux. Il venait de terminer sa prière en demandant à Dieu une introduction, et immédiatement quelqu'un offrait de le présenter à Dieu. Jeff étudia à Aish HaTorah les six semaines qui suivirent. Il était un élève très sérieux, et il retourna aux États en s’engageant à continuer à apprendre. Un an plus tard, Jeff revint en Israël et me conta la fin de son histoire. Durant l’été précédent, il avait arpenté les ruelles pavées de la vieille ville quand il vit une belle et douce fille religieuse qui marchait. Il se dit, "Quel charme a cette jeune femme juive. Puisse le Tout-Puissant m’aider à me rencontrer quelqu'un comme elle !" Un Shabbat matin, au cours de l'année suivante, Jeff entra dans une synagogue de Boston pour prier. Et la, il vit la même jeune femme qu'il avait vu dans la Vieille Ville. Il s’approcha d’elle et lui dit "Excusez-moi, mais je crois que je vous ai vu l'été dernier à Jérusalem." Elle a répondu, "Vous avez raison. Je vous ai vu, aussi." Ils sont maintenant mariés et vivent dans le New Jersey. Rappelez-vous la prière de Jeff. Si vous connaissez des athées, vous pouvez leur enseigner. Parce que quand vous êtes sincère avec Dieu, vos prières sont exaucées. Le Tout-Puissant est proche de tous ceux qui font appel à lui dans la vérité. Psaumes 14518 CINQ OUTILS afin d’être sincère avec Dieu Outil n ° 1 Attendez-vous au bien Anticipez en étant convaincus que Dieu veut vous aider. Tout ce que vous lui demanderez sera toujours infiniment petit par rapport à ce qu'Il vous a déjà donné. Si vous ne vous attendez pas au bien, Dieu n’envahira pas votre espace. Il veut que vous vous connectiez à votre Père céleste et pourtant, Il veut aussi que vous travailliez pour le mériter. En ne vous répondant pas, Dieu vous dit que vous avez un problème, que vous avez besoin de changer. En cela, il vous fait une grande faveur. Parce que s’il ne le faisait pas, vous resteriez coincés dans vos illusions et vous ne seriez pas clairs avec l'idée que Dieu peut tout faire. Vous avez 22 ans, et vous roulez en voiture à travers Manhattan, à l'heure de pointe vers la mi- Juillet. Feux rouges ... Gridlock ... Corner ... La chaleur estivale ... l’horreur ! Que ferait votre père s’il était en charge de tous les feux de circulation de New York et était en mesure de suivre votre position à tout moment ? Il prendrait des dispositions pour vous garantir des feux verts tout le long du chemin! Feu vert! Zing ... feu vert! Ding ... feu vert! Il prendrait des dispositions pour que les feux soient verts tout au long du chemin! Le Tout-Puissant peut organiser cela pour vous. Il a créé l'univers. La circulation à Manhattan, ça ne sera pas trop dur à régler pour lui ! Alors, vous continuez à rouler. Feu vert, vert, vert, vert. Vous vous dites C'est trop beau pour être vrai. Je ne mérite pas cela. Le feu rouge. Si vous ne prévoyez pas l'aide de Dieu, alors vous avez perdu de vue de Dieu comme votre Père. Donc, Dieu brise le flux afin de rééquilibrer votre point de vue. Concentrez-vous sur le fait que le Tout-Puissant ne veut que le bien pour vous. Si vous faites cela, il déplacera des montagnes pour répondre à votre prière. Outil n ° 2 être surpris si vous ne l'obtenez pas Rien de ce que Dieu fait ne se produit par accident. Si les choses ne se passent pas bien pour vous, votre première réaction devrait être "Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi Dieu fait-il cela ? Pourquoi est-il en train d'essayer d'attirer mon attention?" Un oncle a écrit des lettres à son neveu qui venait d’entrer au collège. Après six mois et de nombreuses lettres, le neveu n'avait pas écrit une seule fois. Dans la lettre suivante, l'oncle a écrit sa lettre standard. Mais cette fois, il a ajouté un PS J'ai joint un chèque libellé en dollars pour toi." Puis il a délibérément envoyé la lettre sans le chèque. Le neveu a reçu la lettre et bien sûr n'a pas pu trouver le chèque. Comme prévu, l'oncle a immédiatement reçu une lettre en retour "Le Collège est Super ... J'aime ma chambre ... mais, au fait, tu as oublié de joindre le chèque. Bisous, ton neveu préféré... " Le Tout-Puissant sait attirer notre attention. Lorsque nous oublions qu'il nous aime, Il envoie un feu rouge pour nous recentrer. Mais il ya une grande différence entre l'oncle et Dieu Dieu ne se sent pas mal quand on l'ignore. C’est nous qui le sommes. Dieu n'a pas de besoins et n'a pas besoin d'une relation avec nous. C'est nous qui avons besoin d'une relation avec Lui. Notre plus grand plaisir est d'être en contact avec Dieu. C'est pourquoi il organise des petits malheurs pour attirer notre attention. Tout cela pour notre propre bénéfice. Outil n ° 3 Ecouter les leçons de Dieu Si vous êtes sérieux au sujet d'une relation avec Dieu, alors c’est que vous comprenez que Dieu est toujours là pour vous enseigner quelque chose. Quand la vie est soudain pleine de petits inconvénients jetés votre chemin, arrêtez-vous et demandez vous Pourquoi est-il en train d’essayer d'attirer mon attention? Lorsque les problèmes sont plus grands que des inconvénients mineurs par exemple un accident de voiture ou un stress financier, L'appel de Dieu se fait à un autre niveau. Car il ya quelque chose au plus profond de vous-même que vous avez besoin de rectifier. Un jeune homme entra à Aish HaTorah et demanda à me rencontrer. Rabbi», dit-il "j'ai des nouvelles pour vous. Je n'ai pas besoin d’étudier dans une yeshiva. Vous voyez, Dieu et moi sommes très proches. Dieu fait des miracles pour moi." Je l'ai regardé un peu soupçonneux. "Pourriez-vous me raconter un ou deux de ces miracles?" Bien sûr. Une fois alors que je roulais à moto sur une route de montagne sinueuse. Un camion arriva dans un virage et fit une embardée dans ma voie. Mon seul choix était de m’écraser dans le flanc de la montagne, ou d'aller dans le ravin. La dernière chose dont je me souviens c’est que j’ai volé dans le vide, je voyais les roches au dessous de moi et j’ai crié, Dieu! A l’aide! ». J'ai touché le sol et j’ai su que c'était un miracle. Mon vélo a atterri entre deux rochers, qui ont agi comme des amortisseurs et amorti l'impact. J'ai été projeté doucement de mon vélo dans une haie de buissons. Je n'ai pas eu une seule égratignure! Alors vous voyez, Dieu fait des miracles pour moi. " Je l'ai regardé et dit Dites-moi, mon ami. Qui pensez-vous qui vous a poussé de la falaise!" Dieu n'est pas Superman. Il n'attend pas que vous tombiez d'une falaise afin de voler au dernier moment pour vous sauver. Il contrôle tout dans votre vie les troubles et les solutions. Il ne faut pas attendre que Dieu vous pousse d’une falaise et demander ensuite qu’il vous rattrape ! Prêtez une grande attention à tout ce qui vous arrive et demandez vous "Qu'est-ce que tu veux de moi, mon Dieu Quel est ton message et si tu veux attirer mon attention, s'il te plaît fais le sans utiliser de falaise trop raide " Outil n ° 4 Mettre l'accent sur ce que vous voulez Pour obtenir que nos prières soient exaucées, nous devons être clairs sur le fait que ce que nous demandons est vraiment bon pour nous et qu’il ne s’agit pas uniquement d’un caprice momentané. Quand j'avais 8-ans, l'Exposition universelle est venue à New York. Toute ma classe a décidé qu'ils allaient faire l'école buissonnière un jour et aller à l'Exposition universelle. Mais il y avait une condition Tout le monde devait apporter un dollar. Pas de pique-assiettes autorisés. Si vous n'aviez pas un dollar, vous ne pouviez pas venir. Je n'avais pas un dollar, et la seule façon dont je pouvais obtenir un dollar de mon père était d'apprendre un chapitre de la Mishna par cœur. Mais il n'y avait pas moyen, je ne pouvais apprendre un chapitre entier en un si court laps de temps. Alors j'ai pensé que je pourrais aussi bien aller à l'école ce jour-là . Je serais le seul là -bas, je serais un héros! J'ai commencé à marcher vers l'école quand il a m’est soudainement venu à l'esprit Garde tes yeux sur le trottoir, Noé, tu pourras peut-être trouver un dollar . J'ai commencé à regarder. Un coin de rue. Pas de dollar. Deux coins de rue. Pas de dollar. J'ai commencé à prier, "Tout-Puissant, un billet d'un dollar ... il y en a tout le temps dans la rue. Juste cette fois-ci, permettez-moi de trouver un billet d'un dollar." Deux coins de rue de plus, pas de dollars. Je me suis dit alors que Dieu voulait quelque chose de moi. Donc j'ai dit, "Tout-Puissant, je vais sortir les ordures ménagères. Et je ne me battrai plus avec ma sœur." J'étais bien déterminé à parvenir à un accord. Pas de dollar. Enfin, j’ai tourné au coin de la rue et l'école fut en vue. Le moment de vérité. "Tout-Puissant, donne-moi un dollar, et je promets de ne jamais, jamais rien faire de mal pour le reste de ma vie." Et puis je me suis dit Noé, tu plaisantes ? Si tu trouves le dollar, tu vas faire l'école buissonnière!" Très souvent, le Tout-Puissant nous envoie ce dont nous vraiment besoin, mais nous ne le reconnaissons pas, parce que nous n'avons pas fait le travail de clarification de nos besoins! La réponse de Dieu, quand il exauce ou non votre prière vous dit toujours quelque chose d'important sur vous-même. Alors avant de lui demander quelque chose, assurez-vous que c’est véritablement bon pour vous. Outil n ° 5 Faites un effort La prière n'est pas une façon de se soustraire à l'effort personnel ou à la responsabilité. Il s'agit d'un outil destiné à affiner nos choix, et à nous rendre compte que Dieu est la source de tout ce que nous accomplissons. La prière nous aide à mettre l'accent sur la réalité et nous maintient en contact avec le but de notre vie et ce vers quoi nous tendons. Ce n'est pas seulement de l’imagination. Vous avez à travailler pour ce que vous voulez. Si vous êtes tièdes dans votre prière, c’est que vous n'êtes pas sérieux à ce sujet. Quand vous priez, réévaluez chaque étape de la façon suivante Ai-je vraiment envie de réaliser cela? Combien suis-je prêt à sacrifier pour atteindre ce but? En vaut-il le prix? Mes objectifs sont-ils réalistes et bénéfiques pour moi? Puis-je y arriver? Le but de la vie est la croissance. La prière n'est pas un bouton magique pour échapper à ce processus. En nous obligeant à faire un effort, Dieu nous donne les moyens de nous développer véritablement. Dieu est toujours en attente de votre appel. Les lignes sont ouvertes et gratuites. Alors Décrochez le téléphone aujourd'hui !
Quelleunité et quelle harmonie ! Oui, Jéhovah a “ fait toute chose belle en son temps ”. — Eccl. 3:11. 2. Qu’a dit le psalmiste de Jéhovah et de ses ouvrages ? 2 Dans tous les âges, les amis de Dieu ont célébré ses louanges pour ses œuvres sans pareilles. Écoutez, par exemple, ce que dit le psalmiste : “ Béni soit Jéhovah Dieu, le Dieu d’Israël, qui seul fait des ComprendreAu cœur d’Israël, gravée dans les cœurs, la promesse demeurait ! Un jour, enfin, un bon berger ! Tellement de relations d’autorité sont perverties. De tout temps, de mauvais parents maltraitent leurs enfants, de mauvais princes exploitent leurs sujets, de mauvais bergers sont en défaut de soin pour leurs brebis. Plus guère de bergers ni de brebis dans nos vies modernes, mais l’image parle encore. Et cette page retentissante d’Ézéchiel où Dieu invective les profiteurs n’a rien perdu de sa force Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. » Ez, 34,2-4. L’émotion du Christ qui voit ce jour-là toutes les brebis sans berger est intense. Pas un simple incident de parcours elle touche à son secret, au secret de son être. Qui donc en vérité est ce bon berger ? Un berger-serviteur, jusqu’au don de sa vie pour chacune de ses brebis ?MéditerDébriefing en Galilée ! Réunion-bilan, retour d’expérience on voit bien la scène. Les Apôtres font le point avec Jésus sur ce moment inaugural de leur aventure apostolique. Et, sur ces premières semaines passées avec lui à la rencontre des gens, ils en avaient à lui dire ! C’est la réaction de Jésus qui est inattendue. Pas de commentaire sur la méthode ni de réévaluation des objectifs mais un seul mot d’ordre le repos ! Bien sûr, c’est une belle sollicitude du Dieu-fait-homme pour ses troupes, sans doute fatiguées des kilomètres, peut-être plus encore des insuccès. Mais tellement plus qu’une sagesse de manager ! Le repos, moins comme antidote au surmenage et concession à la culture du divertissement que comme promesse. Le repos, moins comme réparation que comme restauration de la foi profonde. Un nécessaire lâcher-prise » du côté des hommes pour un laisser faire » donné à Dieu. Dieu ne les invite pas tant à buller », quoique… Il veille sur le niveau de confiance, sur la foi. Il redoute pour eux l’insomnie de ceux qui finissent par ne plus dormir, incapables qu’ils sont d’abandonner à Dieu pendant la nuit un peu de leurs affaires. Il faut relire Le Porche du Mystère de la deuxième vertu de Péguy pour comprendre à quel point Dieu aime les hommes qui dorment, comme ceux qui savent s’arrêter, et prendre des vacances. Au terme de nos surinvestissements, faire shabbat donc. Mes amis, le septième jour, vous aussi, repos ! Car ce repos, moi Dieu, je le bénis ! Plus encore c’est peut-être même dans cet abandon que je vais féconder vos vies, toi qui as été si ému devant les brebis sans berger, assiste les brebis abandonnées, guide les brebis perdues, console et répare les brebis blessées par trop de mauvais bergers. Seigneur, comme tu l’as fait avec tes Apôtres, laisse nous te dire ce que nous avons voulu faire pour toi, entends nos insuccès et nos échecs mais aussi notre désir de te servir. Seigneur, comme tu l’as fait pour tes Apôtres, inspire nous le désir du vrai repos celui qui remet toute chose entre tes mains et change la gestion empressée de nos affaires en abandon profond à ta providence.cacherune image de Dieu plus belle et forte que celle qui hante notre imaginaire collectif. Plutôt qu’un vieillard solitaire perdu sur son nuage ou encore qu’une force sans visage qui remplirait l’univers tel un gaz, voici que nous est offert un Dieu qui est parfaite communion d’amour. En Jésus, Dieu se révèle assez personnel pour se faire l’un de nous et pourtant infinimentUn temps pour toute chose3 Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le ciel. 2 Il y a un temps pour enfanter[a] et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant, 3 un temps pour abattre[b] et un temps pour soigner, un temps pour démolir et un temps pour construire. 4 Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, 5 un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour prendre dans ses bras et un temps pour s’éloigner de ceux que l’on prend dans ses bras. 6 Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour conserver et un temps pour jeter, 7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour garder le silence et un temps pour parler, 8 un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps de guerre et un temps de paix. 9 Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de la peine qu’il se donne ? 10 J’ai considéré les occupations auxquelles Dieu impose aux hommes de s’appliquer. 11 Dieu fait toute chose belle en son a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité, sans toutefois que l’homme puisse appréhender l’œuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin. 12 Je sais qu’il n’y a rien de bon pour l’homme hormis se réjouir et se donner du bon temps durant sa vie. 13 Et aussi que si quelqu’un peut manger et boire et jouir du bonheur au milieu de son dur labeur, c’est un don de Dieu. 14 Je sais que tout ce que Dieu fait durera toujours il n’y a rien à y ajouter, et rien à en retrancher. Et Dieu agit en sorte qu’on le craigne. 15 Ce qui est aujourd’hui a déjà été dans le passé, et ce qui sera dans l’avenir a déjà été dans le passé. Oui, Dieu fait se reproduire ce qui appartient au passé. 16 J’ai encore constaté autre chose sous le soleil au tribunal règne l’iniquité et au lieu où l’on administre la justice, on rencontre l’iniquité. 17 Je me suis dit en moi-même Dieu jugera le juste et le méchant, car pour chaque chose et pour chaque acte, il y a un temps pour le jugement. » La mort18 Je me suis dit en moi-même, au sujet des humains, que Dieu veut les purger du mal[c] et leur montrer qu’en eux-mêmes, ils ne sont pas plus que des bêtes. 19 Car le sort des humains est identique au sort des bêtes ils meurent les uns comme les autres. Un même souffle les anime tous. L’avantage de l’homme sur l’animal est donc nul. Ainsi tout est dérisoire. 20 Tout va vers une même destination tout a été tiré de la poussière et tout retourne à l’état de poussière[d]. 21 Qui connaît l’esprit humain qui monte quant à lui vers le haut, tandis que, de son côté, le souffle de la bête descend vers le bas, à la terre[e] ? 22 J’en ai conclu qu’il n’y a pour l’homme rien de bon sinon de se réjouir au milieu de ses activités, car telle est la part qui lui revient. En effet, qui donc le fera revenir pour qu’il voie ce qui sera après lui ?
LeDieu d'Amour. Tous les hommes partagent quelque chose en commun : le fait que Dieu soit notre Créateur. Cependant, Il ne devient notre Père Céleste qu'à partir du moment où, recevant Son Fils, nous avons le pardon de nos péchés. A ce moment, Celui qui jusqu'ici n'avait été que notre Créateur, devient notre Père céleste par adoption.
Agrandir l'image Mon cadre inspiration "Dieu fait toute chose belle en son temps" Idéal pour offrir à une personne importante de votre vie ou pour décorer votre maison ! Vendu dans une jolie boîte cadeau design. Dimensions cadre 20 x 15 cm Plus de détails Attention dernières pièces disponibles ! Référence 021_10012200 Envoyer à un ami Plus D'InformationFiche techniqueAvisIdéal pour offrir à une personne importante de votre vie ou pour décorer votre maison !Vendu dans une jolie boîte cadeau cadre 20 x 15 cmIdéal pour offrir à une personne importante de votre vie ou pour décorer votre maison ! Vendu dans une jolie boîte cadeau design. Dimensions cadre 20 x 15 cm Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté... 6,58 €Dieu fait toute chose belle en son temps.» Ecclésiaste 3:11. 05 Aug 2022
Mes chers frères et sœurs, au cours de la dernière semaine de son ministère dans la condition mortelle, Jésus a enseigné à ses disciples Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’Homme1. » Des guerres et de[s] bruits de guerre, […] des famines et des tremblements de terre en divers lieux » font partie de ces choses qui arriveront2 » avant sa seconde venue. Dans les Doctrine et Alliances, le Sauveur a dit Et tout sera en tumulte, […] car la crainte s’abattra sur tous les peuples3. » Assurément, nous vivons à une époque où tout est en tumulte. De nombreuses personnes craignent l’avenir et de nombreux cœurs se détournent de leur foi en Dieu et en son Fils, Jésus-Christ. L’actualité est remplie de récits de violence. On publie le dénigrement de la moralité en ligne. On vandalise des cimetières, des églises, des mosquées, des synagogues et des sanctuaires. Une pandémie mondiale a atteint quasiment toutes les extrémités de la terre. Des millions de personnes ont été contaminées et plus d’un million de personnes sont décédées. Les remises de diplômes, les services de culte, les mariages, les missions et une foule d’autres événements importants de la vie ont été perturbés. De plus, un nombre incalculable de personnes ont été laissées seules et isolées. Les bouleversements économiques ont causé des problèmes à tant de gens, surtout aux enfants les plus vulnérables de notre Père céleste. Nous avons vu des personnes exercer passionnément leur droit de protester pacifiquement et nous avons vu des foules en colère se livrer à des émeutes. En même temps, nous continuons de voir des conflits partout dans le monde. Je pense souvent à vous qui souffrez, vous qui êtes inquiets, effrayés ou qui vous sentez seuls. J’assure à chacun de vous que le Seigneur vous connaît, qu’il est au courant de vos préoccupations et de votre anxiété et qu’il vous aime, intimement, personnellement, profondément et éternellement. Chaque soir, quand je prie, je demande au Seigneur de bénir toutes les personnes accablées par le chagrin, la douleur, la solitude et la tristesse. Je sais que d’autres dirigeants de l’Église font cette même prière. Individuellement et collectivement, nous sommes de tout cœur avec vous et nos prières en votre faveur montent vers Dieu. L’année dernière, j’ai passé plusieurs jours dans le nord-est des États-Unis à visiter des sites de l’histoire des États-Unis et de l’Église, à assister à des réunions avec nos missionnaires et nos membres, et à rencontrer des dirigeants gouvernementaux et des chefs d’entreprise. Le dimanche 20 octobre dernier, je me suis adressé à une vaste assemblée près de Boston Massachusetts, États-Unis. Pendant mon discours, j’ai été poussé à dire Je vous supplie […] de prier pour ce pays, pour nos dirigeants, pour notre peuple et pour les familles qui résident dans cette grande nation fondée par Dieu4. » J’ai aussi dit que les États-Unis et de nombreux pays, comme à d’autres époques, se trouvent à un carrefour déterminant et ont besoin de nos prières5. Ma supplique ne se trouvait pas dans les notes que j’avais préparées. Ces paroles me sont venues lorsque j’ai senti l’Esprit me pousser à demander aux personnes présentes de prier pour leur pays et leurs dirigeants. Aujourd’hui, j’élargis mon appel à la prière à tous les peuples de tous les pays du monde. Peu importe comment et qui vous priez, s’il vous plaît, exercez votre foi, quelle que soit votre religion, et priez pour votre pays et pour ses dirigeants. Comme je l’ai dit en octobre dernier au Massachussetts, nous nous trouvons aujourd’hui à un carrefour majeur de l’Histoire, et les nations de la terre ont désespérément besoin d’inspiration et de conseils divins. Il ne s’agit pas de politique. Il s’agit de la paix et de la guérison qui peuvent gagner l’âme des hommes ainsi que l’âme des pays leurs métropoles, leurs villes et leurs villages grâce au Prince de la Paix, la source de toute guérison, le Seigneur Jésus-Christ. Au cours des quelques derniers mois, j’ai ressenti que la meilleure façon d’améliorer la situation mondiale actuelle serait que tous les gens se reposent plus complètement sur Dieu et tournent leur cœur vers lui en prière sincère. La manière la plus sûre d’avancer avec confiance en ces temps troublés est de nous humilier et de rechercher l’inspiration du ciel afin de supporter ou de vaincre ce qui est devant nous. Les Écritures mettent en relief des prières que Jésus a faites, ainsi que ses enseignements au sujet de la prière pendant son ministère dans la condition mortelle. Vous vous souvenez du Notre Père » Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen6 ! » Cette belle prière ciblée, souvent répétée dans toute la chrétienté, montre clairement qu’il est convenable de demander directement à notre Père qui est aux cieux les réponses à ce qui nous trouble. Prions donc pour recevoir l’inspiration divine. Je vous demande de prier en tout temps7. Priez pour votre famille. Priez pour les dirigeants des pays. Priez pour les personnes courageuses qui sont en première ligne dans les combats actuels contre les fléaux sociaux, environnementaux, politiques et biologiques qui affectent les gens du monde entier, riches et pauvres, jeunes et vieux. Le Sauveur nous a enseigné à ne mettre aucune limite quant aux personnes pour lesquelles nous prions. Il a dit Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et vous persécutent8. » Sur la croix du Calvaire, où il est mort pour nos péchés, Jésus a pratiqué ce qu’il enseignait lorsqu’il a fait cette prière Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font9. » En priant sincèrement pour les personnes qui peuvent être considérées comme nos ennemies, nous prouvons que nous croyons que Dieu peut changer notre cœur et celui d’autres personnes. De telles prières devraient affermir notre détermination d’opérer les changements nécessaires dans notre vie, notre famille et notre collectivité. Où que vous viviez, quelle que soit la langue que vous parlez ou les difficultés que vous rencontrez, Dieu vous entend et vous exauce à sa manière et en son temps. Du fait que nous sommes ses enfants, nous pouvons lui demander de l’aide, du réconfort et le désir renouvelé de changer les choses en bien dans le monde. Souvent, il n’est pas suffisant de prier pour la justice, la paix, les pauvres et les malades. Après nous être agenouillés en prière, nous devons nous relever et faire notre possible pour aider, nous aider nous-mêmes et aider autrui10. Les Écritures sont remplies d’exemples de personnes de foi qui ont conjugué la prière à l’action pour faire changer les choses dans leur vie et dans celle d’autrui. Dans le Livre de Mormon, par exemple, nous lisons l’histoire d’Énos. Quelqu’un a fait remarquer qu’environ deux-tiers de ce petit livre décrit une prière, ou une série de prières, et que le reste raconte ce qu’il a fait suite aux réponses qu’il a reçues11 ». Nous avons de nombreux exemples de la manière dont la prière a changé les choses dans l’histoire de notre Église, en commençant par la première prière à haute voix de Joseph Smith, dans une clairière près de la maison en rondins de ses parents, au printemps 1820. Alors que Joseph recherchait le pardon et les conseils divins, sa prière a ouvert les cieux. Aujourd’hui, nous sommes les bénéficiaires des prières et des actions qu’ont faites Joseph le prophète et d’autres hommes et femmes, saints des derniers jours, pour établir l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Je pense souvent aux prières de femmes fidèles, telles que Mary Fielding Smith qui, avec l’aide de Dieu, a courageusement conduit sa famille loin des persécutions croissantes de l’Illinois vers la sécurité de cette vallée où sa famille a prospéré spirituellement et temporellement. Après avoir prié sincèrement à genoux, elle a travaillé dur pour surmonter ses difficultés et faire du bien à sa famille. En tant que personnes, familles, Église et monde, la prière nous édifiera et nous unira. La prière influencera les scientifiques et les aidera à découvrir des vaccins et des médicaments qui mettront un terme à cette pandémie. La prière réconfortera les personnes qui ont perdu un être cher. Elle nous aidera à savoir quoi faire pour notre protection personnelle. Frères et sœurs, je vous exhorte à redoubler d’engagement vis-à -vis de la prière. Je vous exhorte à prier dans votre chambre, pendant votre promenade quotidienne, dans votre maison, dans votre paroisse et, toujours, dans votre cœur12. Au nom des dirigeants de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, je vous remercie de vos prières en notre faveur. Je vous exhorte à prier pour que nous recevions l’inspiration et la révélation pour guider l’Église à travers ces temps difficiles. La prière peut changer notre vie. Motivés par la prière sincère, nous pouvons nous améliorer et aider d’autres personnes à faire de même. Je connais par expérience le pouvoir de la prière. Récemment, j’étais seul dans mon bureau. Je venais de subir une intervention médicale à la main. Elle était couverte d’ecchymoses, enflée et douloureuse. Assis à mon bureau, je n’arrivais pas à me concentrer sur des affaires extrêmement importantes parce que j’étais distrait par cette douleur. Je me suis agenouillé pour prier et j’ai demandé au Seigneur de m’aider à me concentrer afin que je puisse accomplir mon travail. Je me suis levé et me suis remis devant la pile de documents posés sur mon bureau. Presque immédiatement, j’ai réussi à me concentrer et à traiter les affaires urgentes qui m’attendaient. La situation chaotique actuelle du monde peut être décourageante si nous réfléchissons à la multitude des problèmes. Mais j’ai le témoignage fervent que, si nous prions et demandons à notre Père céleste les bénédictions et les conseils dont nous avons besoin, nous saurons comment faire du bien à notre famille, à nos voisins, à notre collectivité et même au pays où nous vivons. Le Sauveur a prié et ensuite il est allé de lieu en lieu faisant du bien13 », nourrissant les pauvres, apportant encouragements et soutien aux nécessiteux, et amour, pardon, paix et repos à tous ceux qui voulaient bien venir à lui. Il continue de nous tendre la main. J’invite tous les membres de l’Église, ainsi que nos voisins et amis d’autres groupes religieux dans le monde entier, à faire comme le Sauveur l’a conseillé à ses disciples Veillez donc et priez en tout temps14 », pour la paix, pour le réconfort, pour la sécurité, pour avoir des occasions de servir autrui. Que le pouvoir de la prière est grand et, combien notre monde aujourd’hui a besoin de nos prières de foi en Dieu et en son Fils bien-aimé ! Souvenons-nous et soyons reconnaissants du pouvoir de la prière. Au nom de Jésus-Christ. Amen.
29déc. 2017 - Dieu fait toute chose belle en son temps 29 déc. 2017 - Dieu fait toute chose belle en son temps Confidentialité . Pinterest. Aujourd'hui. Explorer. Lorsque les résultats de saisie automatique sont disponibles, utilisez Ils sont quelques acteurs, très peu, on les compte sur les doigts d’une main. On ne sait pas forcément grand-chose de leurs vies intérieures, de leurs joies et tourments, mais c’est comme si on les connaissait par cœur depuis toujours. Ils font partie à la fois de la famille et du patrimoine national. Ils peuvent jouer dans des navets, ils prennent quand même toute la lumière – surtout quand ils jouent dans des navets. On sourit doucement quand on les voit sur grand ou petit écran. Ils nous apaisent. Patrick Chesnais est de ceux-là . On sent l’humanité et la générosité à fleur de peau, quels que soient ses emportements. Il a toujours l’air un peu bougon, mais sympathique. Et puis sa voix aussi, chaleureuse, rocailleuse juste ce qu’il faut. Le sentiment d’éternité est encore plus fort avec lui, parce qu’on a l’impression de ne l’avoir jamais connu jeune. On lui en voudrait s’il rasait sa moustache ou s’il coupait sa drôle de frange latérale. On peut désormais le découvrir de façon bien plus intime. Il vient de publier La vie est belle, je me tue à vous le dire Ed. L’Archipel, un livre-journal fait de chapitres assez courts, qui volent d’un drame à une anecdote, d’un souvenir ému à une opinion définitive. C’est tout sauf nombriliste, il y est beaucoup question des autres. On rit, parce qu’on ne peut pas faire autrement, quand il descend de scène pour aller frapper un spectateur trop bruyant, ou qu’il traite de connard un réalisateur stalinien qui n’a pas voulu de lui. La mort qui rôde On pleure, également, parce que la mort rôde à chaque coin de page. Celles de son père, de sa mère, de son neveu, aussi, d’une overdose. Celle, omniprésente, de son fils Ferdinand. Et puis les morts qu’il a lui-même frôlées un accident de voiture dans la stupidité de la jeunesse et l’alcool mélangés, une sortie en bateau et un naufrage au sommet de l’angoisse. Un critique avait un jour dit de lui Il est le chaos, donc la vie.» Posé dans son jardin, il a le souffle court pour répondre à nos questions. C’est son dix-huitième jour de Covid-19, et s’il n’a pas subi les symptômes les plus graves, il avoue quand même avoir été mis à terre. Une fatigue fracassante.» Il dit qu’il s’est parfois posé pour écrire comme un auteur qui s’astreint aux heures de bureau. Qu’il s’est souvent lancé au gré de ses fulgurances, avec un vrai plaisir à se coucher sur le papier. Je me disais que les autres allaient en prendre aussi, du plaisir, si moi j’en avais eu en écrivant. Je le savais de mon expérience d’acteur. Rabelais disait J’ai connu tout hors que moi-même.» Ce livre, c’était presque une analyse, avec le stylo qui vivait sa vie et décidait où m’emmener. Un récit d’aventures qui m’a aussi éclairé sur qui je suis moi.» Sur qui il est? Un cancre qui a triplé sa quatrième et fait l’école buissonnière. Un élève assez doué pour décrocher le premier prix du Conservatoire de Paris en 1968, avant d’embrasser une carrière sans fin au théâtre et au cinéma. Une enfance mouvementée avec un père rescapé des interrogatoires de la Gestapo, un frère braqueur puis rangé des voitures pour finir directeur d’IBM Pacifique. On se reconnaît» Un séducteur, un amoureux, mais un homme brisé son fils Ferdinand est mort à 20 ans, passager d’un conducteur ivre qui avait pris le périphérique parisien à contresens. Il a fondé une association qui porte son nom. En tournée, il croise beaucoup de gens qui viennent lui en parler Je les reconnais tout de suite au milieu des autres. Ils ont vécu la même chose, ils viennent chercher du réconfort. C’est compliqué, il n’y a pas forcément grand-chose à dire, mais cet échange fait du bien. On se reconnaît, on est de la même communauté. C’est toujours très digne, sans laisser-aller ni sentimentalisme.» Lire à ce sujet La mort d'un enfant, un séisme pour les parents Comment fait-on pour rester en vie après une telle tragédie? C’est une question qu’on lui a posée cent fois, peut-être mille. Il répond La vie est plus forte que tout. La vie pousse, et elle est là même si vous n’en voulez plus. Il y a des exutoires beaucoup de gens créent des associations parce qu’on a envie d’aider les autres, de faire quelque chose pour que ça ne se reproduise pas. Moi, je fais des films et d’autres choses encore pour accompagner Ferdinand le plus loin possible, dans une autre vie. C’est une autre façon de le faire exister.» Ecrit à la main Il a écrit La vie est belle à la main, sur des cahiers, avant de les dicter à Josiane, sa compagne depuis toujours. Sa première lectrice et correctrice, un drôle d’exercice pour elle aussi, puisque la vie de Patrick Chesnais a gambadé sur foule de chemins. Une fille avec Josiane, mais aussi deux fils hors mariage. Une situation abordée du bout de la plume en fin d’ouvrage, avec beaucoup de pudeur. A l’oral, les mots sortent doucement eux aussi Je confirme, c’est une acrobatie de tous les instants pendant des années et des années. C’est comme ça. Pourquoi, je n’en sais rien, mais ça a existé, et je suis toujours revenu à la femme de ma vie. La vie est un kaléidoscope, même si je n’aime pas ce mot, il n’est pas très heureux.» D’autres viendront sans doute plus tard, pour nourrir d’autres livres. On n’a pas encore tout appris de la vie de Patrick Chesnais. Profil 1947 Naissance à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. 1968 Premier prix du Conservatoire de Paris. 1989 César du meilleur acteur pour un second rôle avec La Lectrice», de Michel Deville 2005 Je ne suis pas là pour être aimé», de Stéphane Brizé, nomination au César du meilleur acteur pour 2006 2007 Fonde l’association Ferdinand, pour lutter contre l’alcool au volant. 2020 La vie est belle, je me tue à vous le dire». Retrouvez tous les portraits du Temps». LeSoi, c’est Dieu en son aspect absolu, et c’est aussi le cœur du cœur de vous-même. Il est l’ultime aboutissement de l’enseignement hindou, de tout enseignement mystique, et de l’évolution humaine. « Le royaume de Dieu est en vous » est ce qui est à découvrir, la raison que nous vivons. Le Soi est la Réalité unique et L’Évangile Demandez, on vous donnera » Lc 11, 1-13Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit Quand vous priez, dites Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »Jésus leur dit encore Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.’ Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’. Eh bien ! je vous le dis même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » Autres lectures Gn 18, 20-32 ; Ps 137 138 ; Col 2, 12-14. ComprendreFace à Dieu, à quoi bon cette belle intercession d’Abraham, tenace, généreuse, audacieuse ? Une vraie négociation de marchand de tapis ! Cinquante, quarante-cinq, vingt, dix justes qu’il met sur la table pour s’insurger contre la destruction de Sodome. Connaissant son Dieu, il veut le prendre en flagrant délit d’injustice, sentant que dans cette affaire, le compte n’y est pas. Dieu détruira pourtant Sodome ou, plus secrètement, permettra que la ville aille au bout du terme destructeur qu’elle s’est choisi. Mais dès lors, du point de vue de Dieu, à quoi bon laisser le brave Abraham tenter son beau mais inefficace décompte, sinon pour révéler aux hommes quelque chose de très mystérieux de son cœur divin. Car la justice seule n’est pas l’unique but de Dieu. En creux, il s’agit de commencer à familiariser les hommes à sa miséricorde. L’intercession d’Abraham et ce qu’elle recèle, il la bénit donc. Certes, Abraham ne réussira pas le sauvetage de Sodome ! Mais son salut ? Est-ce la même chose ? Sans en connaître encore la définition théologique, Abraham a comme une belle intuition de la communion des saints. Quelques saints cinquante ou dix ? mystérieusement vont peut-être donner leur vie d’innocents pour le salut de tout Sodome. Dieu n’arrêtera pas la destruction de Sodome, mais qui a dit qu’il la vouait aux feux de l’enfer ? Finalement, arrêt pudique du décompte à dix… Et aussi de la discussion ! Y aura-t-il seulement un juste dans tout Sodome pour son salut ? Abraham n’osait pas l’espérer. S’il n’en reste qu’un, un seul, Dieu lui sait bien de qui il s’ le voyant s’abimer dans une si profonde et bouleversante prière, comme peu d’hommes la vivent, un disciple, craignant de rabâcher, osa la demande Seigneur, apprends-nous à prier ! » Le Christ l’entend et en réponse donne le Notre Père ». La plus simple et la plus belle des prières, qu’on risque toutefois de chosifier. Le Notre Père ! Pour réparer telle faute, combien de Notre père », dit-on parfois ? Avec la prière, on court toujours le risque de tomber dans la formule, et de nécroser la parole de vie en langue de bois. Aussi Jésus significativement ne se contente-t-il pas de donner une formule à copier-coller, il leur raconte aussi une histoire, celle de l’ami qui va trouver son ami. Il revient surtout à la tendresse du cœur des pères, les vrais, qui se laissent toucher. Fort bien découpé, l’évangile de ce dimanche, enchâssé qu’il est entre ces deux mentions du Père, qui s’éclairent en écho ! Certes, la tradition a fixé à l’initiale de la plus connue des prières l’adjectif possessif Notre qui inscrit, et c’est beau, nos mots personnels dans la prière des hommes et de toute l’Église. Mais dans les paroles du Christ de ce dimanche, retrouvons l’adresse à l’état pur et si prier, c’était juste de dire un unique mot Père ! Abba. L’apostrophe seule, pour se tourner vers un Dieu qui nous a révélé son vrai visage, et son vrai nom. Tout le reste en découle Suffisant pour déclencher sa miséricorde, un seul et unique mot. Quand Jésus se retirait pour prier, en disait-il un autre ? PrierSeigneur Jésus, nous te rendons grâce de nous avoir donné le Notre Père apprends-nous à le dire avec ferveur et confiance. Nos mots dans tes mots, notre cœur dans ton Jésus, dans un monde où la figure du père est si abîmée, marginalisée, suspectée, donne aux hommes d’aujourd’hui de témoigner, par d’authentiques cœurs de pères, de celui qui est la source de toute paternité.Chapitre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Chapitre 1 1 Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem. 2 Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. 3 Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil? 4 Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. 5 Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau. 6 Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits. 7 Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent. 8 Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire; l’oeil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre. 9 Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. 10 S’il est une chose dont on dise Vois ceci, c’est nouveau! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. 11 On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard. 12 Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem. 13 J’ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme. 14 J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent. 15 Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté. 16 J’ai dit en mon coeur Voici, j’ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science. 17 J’ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent. 18 Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur. retour en haut Chapitre 2 1 J’ai dit en mon coeur Allons! je t’éprouverai par la joie, et tu goûeras le bonheur. Et voici, c’est encore là une vanité. 2 J’ai dit du rire Insensé! et de la joie A quoi sert-elle? 3 Je résolus en mon coeur de livrer ma chair au vin, tandis que mon coeur me conduirait avec sagesse, et de m’attacher à la folie jusqu’à ce que je visse ce qu’il est bon pour les fils de l’homme de faire sous les cieux pendant le nombre des jours de leur vie. 4 J’exécutai de grands ouvrages je me bâtis des maisons; je me plantai des vignes; 5 je me fis des jardins et des vergers, et j’y plantai des arbres à fruit de toute espèce; 6 je me créai des étangs, pour arroser la forêt où croissaient les arbres. 7 J’achetai des serviteurs et des servantes, et j’eus leurs enfants nés dans la maison; je possédai des troupeaux de boeufs et de brebis, plus que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem. 8 Je m’amassai de l’argent et de l’or, et les richesses des rois et des provinces. Je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des fils de l’homme, des femmes en grand nombre. 9 Je devins grand, plus grand que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem. Et même ma sagesse demeura avec moi. 10 Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés; je n’ai refusé à mon coeur aucune joie; car mon coeur prenait plaisir à tout mon travail, et c’est la part qui m’en est revenue. 11 Puis, j’ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j’avais prise à les exécuter; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil. 12 Alors j’ai tourné mes regards vers la sagesse, et vers la sottise et la folie. -Car que fera l’homme qui succédera au roi? Ce qu’on a déjà fait. 13 Et j’ai vu que la sagesse a de l’avantage sur la folie, comme la lumière a de l’avantage sur les ténèbres; 14 le sage a ses yeux à la tête, et l’insensé marche dans les ténèbres. Mais j’ai reconnu aussi qu’ils ont l’un et l’autre un même sort. 15 Et j’ai dit en mon coeur J’aurai le même sort que l’insensé; pourquoi donc ai-je été plus sage? Et j’ai dit en mon coeur que c’est encore là une vanité. 16 Car la mémoire du sage n’est pas plus éternelle que celle de l’insensé, puisque déjà les jours qui suivent, tout est oublié. Eh quoi! le sage meurt aussi bien que l’insensé! 17 Et j’ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil m’a déplu, car tout est vanité et poursuite du vent. 18 J’ai haï tout le travail que j’ai fait sous le soleil, et dont je dois laisser la jouissance à l’homme qui me succédera. 19 Et qui sait s’il sera sage ou insensé? Cependant il sera maître de tout mon travail, de tout le fruit de ma sagesse sous le soleil. C’est encore là une vanité. 20 Et j’en suis venu à livrer mon coeur au désespoir, à cause de tout le travail que j’ai fait sous le soleil. 21 Car tel homme a travaillé avec sagesse et science et avec succès, et il laisse le produit de son travail à un homme qui ne s’en est point occupé. C’est encore là une vanité et un grand mal. 22 Que revient-il, en effet, à l’homme de tout son travail et de la préoccupation de son coeur, objet de ses fatigues sous le soleil? 23 Tous ses jours ne sont que douleur, et son partage n’est que chagrin; même la nuit son coeur ne repose pas. C’est encore là une vanité. 24 Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail; mais j’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. 25 Qui, en effet, peut manger et jouir, si ce n’est moi? 26 Car il donne à l’homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie; mais il donne au pécheur le soin de recueillir et d’amasser, afin de donner à celui qui est agréable à Dieu. C’est encore là une vanité et la poursuite du vent. retour en haut Chapitre 3 1 Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux 2 un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté; 3 un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir; 4 un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser; 5 un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres; un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements; 6 un temps pour chercher, et un temps pour perdre; un temps pour garder, et un temps pour jeter; 7 un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler; 8 un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. 9 Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de sa peine? 10 J’ai vu à quelle occupation Dieu soumet les fils de l’homme. 11 Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur coeur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. 12 J’ai reconnu qu’il n’y a de bonheur pour eux qu’à se réjouir et à se donner du bien-être pendant leur vie; 13 mais que, si un homme mange et boit et jouit du bien-être au milieu de tout son travail, c’est là un don de Dieu. 14 J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu’on le craigne. 15 Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé. 16 J’ai encore vu sous le soleil qu’au lieu établi pour juger il y a de la méchanceté, et qu’au lieu établi pour la justice il y a de la méchanceté. 17 J’ai dit en mon coeur Dieu jugera le juste et le méchant; car il y a là un temps pour toute chose et pour toute oeuvre. 18 J’ai dit en mon coeur, au sujet des fils de l’homme, que Dieu les éprouverait, et qu’eux-mêmes verraient qu’ils ne sont que des bêtes. 19 Car le sort des fils de l’homme et celui de la bête sont pour eux un même sort; comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle; car tout est vanité. 20 Tout va dans un même lieu; tout a été fait de la poussière, et tout retourne à la poussière. 21 Qui sait si le souffle des fils de l’homme monte en haut, et si le souffle de la bête descend en bas dans la terre? 22 Et j’ai vu qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme que de se réjouir de ses oeuvres c’est là sa part. Car qui le fera jouir de ce qui sera après lui? retour en haut Chapitre 4 1 J’ai considéré ensuite toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil; et voici, les opprimés sont dans les larmes, et personne qui les console! ils sont en butte à la violence de leurs oppresseurs, et personne qui les console! 2 Et j’ai trouvé les morts qui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore vivants, 3 et plus heureux que les uns et les autres celui qui n’a point encore existé et qui n’a pas vu les mauvaises actions qui se commettent sous le soleil. 4 J’ai vu que tout travail et toute habileté dans le travail n’est que jalousie de l’homme à l’égard de son prochain. C’est encore là une vanité et la poursuite du vent. 5 L’insensé se croise les mains, et mange sa propre chair. 6 Mieux vaut une main pleine avec repos, que les deux mains pleines avec travail et poursuite du vent. 7 J’ai considéré une autre vanité sous le soleil. 8 Tel homme est seul et sans personne qui lui tienne de près, il n’a ni fils ni frère, et pourtant son travail n’a point de fin et ses yeux ne sont jamais rassasiés de richesses. Pour qui donc est-ce que je travaille, et que je prive mon âme de jouissances? C’est encore là une vanité et une chose mauvaise. 9 Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. 10 Car, s’ils tombent, l’un relève son compagnon; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second pour le relever! 11 De même, si deux couchent ensemble, ils auront chaud; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud? 12 Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement. 13 Mieux vaut un enfant pauvre et sage qu’un roi vieux et insensé qui ne sait plus écouter les avis; 14 car il peut sortir de prison pour régner, et même être né pauvre dans son royaume. 15 J’ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil entourer l’enfant qui devait succéder au roi et régner à sa place. 16 Il n’y avait point de fin à tout ce peuple, à tous ceux à la tête desquels il était. Et toutefois, ceux qui viendront après ne se réjouiront pas à son sujet. Car c’est encore là une vanité et la poursuite du vent. retour en haut Chapitre 5 1 417 Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu; approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés, car ils ne savent pas qu’ils font mal. 2 51 Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton coeur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre que tes paroles soient donc peu nombreuses. 3 52 Car, si les songes naissent de la multitude des occupations, la voix de l’insensé se fait entendre dans la multitude des paroles. 4 53 Lorsque tu as fait un voeu à Dieu, ne tarde pas à l’accomplir, car il n’aime pas les insensés accomplis le voeu que tu as fait. 5 54 Mieux vaut pour toi ne point faire de voeu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. 6 55 Ne permets pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas en présence de l’envoyé que c’est une inadvertance. Pourquoi Dieu s’irriterait-il de tes paroles, et détruirait-il l’ouvrage de tes mains? 7 56 Car, s’il y a des vanités dans la multitude des songes, il y en a aussi dans beaucoup de paroles; c’est pourquoi, crains Dieu. 8 57 Si tu vois dans une province le pauvre opprimé et la violation du droit et de la justice, ne t’en étonne point; car un homme élevé est placé sous la surveillance d’un autre plus élevé, et au-dessus d’eux il en est de plus élevés encore. 9 58 Un avantage pour le pays à tous égards, c’est un roi honoré du pays. 10 59 Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses n’en profite pas. C’est encore là une vanité. 11 510 Quand le bien abonde, ceux qui le mangent abondent; et quel avantage en revient-il à son possesseur, sinon qu’il le voit de ses yeux? 12 511 Le sommeil du travailleur est doux, qu’il ait peu ou beaucoup à manger; mais le rassasiement du riche ne le laisse pas dormir. 13 512 Il est un mal grave que j’ai vu sous le soleil des richesses conservées, pour son malheur, par celui qui les possède. 14 513 Ces richesses se perdent par quelque événement fâcheux; il a engendré un fils, et il ne reste rien entre ses mains. 15 514 Comme il est sorti du ventre de sa mère, il s’en retourne nu ainsi qu’il était venu, et pour son travail n’emporte rien qu’il puisse prendre dans sa main. 16 515 C’est encore là un mal grave. Il s’en va comme il était venu; et quel avantage lui revient-il d’avoir travaillé pour du vent? 17 516 De plus, toute sa vie il mange dans les ténèbres, et il a beaucoup de chagrin, de maux et d’irritation. 18 517 Voici ce que j’ai vu c’est pour l’homme une chose bonne et belle de manger et de boire, et de jouir du bien-être au milieu de tout le travail qu’il fait sous le soleil, pendant le nombre des jours de vie que Dieu lui a donnés; car c’est là sa part. 19 518 Mais, si Dieu a donné à un homme des richesses et des biens, s’il l’a rendu maître d’en manger, d’en prendre sa part, et de se réjouir au milieu de son travail, c’est là un don de Dieu. 20 519 Car il ne se souviendra pas beaucoup des jours de sa vie, parce que Dieu répand la joie dans son coeur. retour en haut Chapitre 6 1 Il est un mal que j’ai vu sous le soleil, et qui est fréquent parmi les hommes. 2 Il y a tel homme à qui Dieu a donné des richesses, des biens, et de la gloire, et qui ne manque pour son âme de rien de ce qu’il désire, mais que Dieu ne laisse pas maître d’en jouir, car c’est un étranger qui en jouira. C’est là une vanité et un mal grave. 3 Quand un homme aurait cent fils, vivrait un grand nombre d’années, et que les jours de ses années se multiplieraient, si son âme ne s’est point rassasiée de bonheur, et si de plus il n’a point de sépulture, je dis qu’un avorton est plus heureux que lui. 4 Car il est venu en vain, il s’en va dans les ténèbres, et son nom reste couvert de ténèbres; 5 il n’a point vu, il n’a point connu le soleil; il a plus de repos que cet homme. 6 Et quand celui-ci vivrait deux fois mille ans, sans jouir du bonheur, tout ne va-t-il pas dans un même lieu? 7 Tout le travail de l’homme est pour sa bouche, et cependant ses désirs ne sont jamais satisfaits. 8 Car quel avantage le sage a-t-il sur l’insensé? quel avantage a le malheureux qui sait se conduire en présence des vivants? 9 Ce que les yeux voient est préférable à l’agitation des désirs c’est encore là une vanité et la poursuite du vent. 10 Ce qui existe a déjà été appelé par son nom; et l’on sait que celui qui est homme ne peut contester avec un plus fort que lui. 11 S’il y a beaucoup de choses, il y a beaucoup de vanités quel avantage en revient-il à l’homme? 12 Car qui sait ce qui est bon pour l’homme dans la vie, pendant le nombre des jours de sa vie de vanité, qu’il passe comme une ombre? Et qui peut dire à l’homme ce qui sera après lui sous le soleil? retour en haut Chapitre 7 1 Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum, et le jour de la mort que le jour de la naissance. 2 Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d’aller dans une maison de festin; car c’est là la fin de tout homme, et celui qui vit prend la chose à coeur. 3 Mieux vaut le chagrin que le rire; car avec un visage triste le coeur peut être content. 4 Le coeur des sages est dans la maison de deuil, et le coeur des insensés dans la maison de joie. 5 Mieux vaut entendre la réprimande du sage que d’entendre le chant des insensés. 6 Car comme le bruit des épines sous la chaudière, ainsi est le rire des insensés. C’est encore là une vanité. 7 L’oppression rend insensé le sage, et les présents corrompent le coeur. 8 Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement; mieux vaut un esprit patient qu’un esprit hautain. 9 Ne te hâte pas en ton esprit de t’irriter, car l’irritation repose dans le sein des insensés. 10 Ne dis pas D’où vient que les jours passés étaient meilleurs que ceux ci? Car ce n’est point par sagesse que tu demandes cela. 11 La sagesse vaut autant qu’un héritage, et même plus pour ceux qui voient le soleil. 12 Car à l’ombre de la sagesse on est abrité comme à l’ombre de l’argent; mais un avantage de la science, c’est que la sagesse fait vivre ceux qui la possèdent. 13 Regarde l’oeuvre de Dieu qui pourra redresser ce qu’il a courbé? 14 Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis Dieu a fait l’un comme l’autre, afin que l’homme ne découvre en rien ce qui sera après lui. 15 J’ai vu tout cela pendant les jours de ma vanité. Il y a tel juste qui périt dans sa justice, et il y a tel méchant qui prolonge son existence dans sa méchanceté. 16 Ne sois pas juste à l’excès, et ne te montre pas trop sage pourquoi te détruirais-tu? 17 Ne sois pas méchant à l’excès, et ne sois pas insensé pourquoi mourrais-tu avant ton temps? 18 Il est bon que tu retiennes ceci, et que tu ne négliges point cela; car celui qui craint Dieu échappe à toutes ces choses. 19 La sagesse rend le sage plus fort que dix chefs qui sont dans une ville. 20 Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. 21 Ne fais donc pas attention à toutes les paroles qu’on dit, de peur que tu n’entendes ton serviteur te maudire; 22 car ton coeur a senti bien des fois que tu as toi-même maudit les autres. 23 J’ai éprouvé tout cela par la sagesse. J’ai dit Je serai sage. Et la sagesse est restée loin de moi. 24 Ce qui est loin, ce qui est profond, profond, qui peut l’atteindre? 25 Je me suis appliqué dans mon coeur à connaître, à sonder, et à chercher la sagesse et la raison des choses, et à connaître la folie de la méchanceté et la stupidité de la sottise. 26 Et j’ai trouvé plus amère que la mort la femme dont le coeur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle. 27 Voici ce que j’ai trouvé, dit l’Ecclésiaste, en examinant les choses une à une pour en saisir la raison; 28 voici ce que mon âme cherche encore, et que je n’ai point trouvé. J’ai trouvé un homme entre mille; mais je n’ai pas trouvé une femme entre elles toutes. 29 Seulement, voici ce que j’ai trouvé, c’est que Dieu a fait les hommes droits; mais ils ont cherché beaucoup de détours. retour en haut Chapitre 8 1 Qui est comme le sage, et qui connaît l’explication des choses? La sagesse d’un homme fait briller son visage, et la sévérité de sa face est changée. 2 Je te dis Observe les ordres du roi, et cela à cause du serment fait à Dieu. 3 Ne te hâte pas de t’éloigner de lui, et ne persiste pas dans une chose mauvaise car il peut faire tout ce qui lui plaît, 4 parce que la parole du roi est puissante; et qui lui dira Que fais-tu? 5 Celui qui observe le commandement ne connaît point de chose mauvaise, et le coeur du sage connaît le temps et le jugement. 6 Car il y a pour toute chose un temps et un jugement, quand le malheur accable l’homme. 7 Mais il ne sait point ce qui arrivera, et qui lui dira comment cela arrivera? 8 L’homme n’est pas maître de son souffle pour pouvoir le retenir, et il n’a aucune puissance sur le jour de la mort; il n’y a point de délivrance dans ce combat, et la méchanceté ne saurait sauver les méchants. 9 J’ai vu tout cela, et j’ai appliqué mon coeur à tout ce qui se fait sous le soleil. Il y a un temps où l’homme domine sur l’homme pour le rendre malheureux. 10 Alors j’ai vu des méchants recevoir la sépulture et entrer dans leur repos, et ceux qui avaient agi avec droiture s’en aller loin du lieu saint et être oubliés dans la ville. C’est encore là une vanité. 11 Parce qu’une sentence contre les mauvaises actions ne s’exécute pas promptement, le coeur des fils de l’homme se remplit en eux du désir de faire le mal. 12 Cependant, quoique le pécheur fasse cent fois le mal et qu’il y persévère longtemps, je sais aussi que le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu, parce qu’ils ont de la crainte devant lui. 13 Mais le bonheur n’est pas pour le méchant, et il ne prolongera point ses jours, pas plus que l’ombre, parce qu’il n’a pas de la crainte devant Dieu. 14 Il est une vanité qui a lieu sur la terre c’est qu’il y a des justes auxquels il arrive selon l’oeuvre des méchants, et des méchants auxquels il arrive selon l’oeuvre des justes. Je dis que c’est encore là une vanité. 15 J’ai donc loué la joie, parce qu’il n’y a de bonheur pour l’homme sous le soleil qu’à manger et à boire et à se réjouir; c’est là ce qui doit l’accompagner au milieu de son travail, pendant les jours de vie que Dieu lui donne sous le soleil. 16 Lorsque j’ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse et à considérer les choses qui se passent sur la terre, -car les yeux de l’homme ne goûent le sommeil ni jour ni nuit, 17 j’ai vu toute l’oeuvre de Dieu, j’ai vu que l’homme ne peut pas trouver ce qui se fait sous le soleil; il a beau se fatiguer à chercher, il ne trouve pas; et même si le sage veut connaître, il ne peut pas trouver. retour en haut Chapitre 9 1 Oui, j’ai appliqué mon coeur à tout cela, j’ai fait de tout cela l’objet de mon examen, et j’ai vu que les justes et les sages, et leurs travaux, sont dans la main de Dieu, et l’amour aussi bien que la haine; les hommes ne savent rien tout est devant eux. 2 Tout arrive également à tous; même sort pour le juste et pour le méchant, pour celui qui est bon et pur et pour celui qui est impur, pour celui qui sacrifie et pour celui qui ne sacrifie pas; il en est du bon comme du pécheur, de celui qui jure comme de celui qui craint de jurer. 3 Ceci est un mal parmi tout ce qui se fait sous le soleil, c’est qu’il y a pour tous un même sort; aussi le coeur des fils de l’homme est-il plein de méchanceté, et la folie est dans leur coeur pendant leur vie; après quoi, ils vont chez les morts. Car, qui est excepté? 4 Pour tous ceux qui vivent il y a de l’espérance; et même un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort. 5 Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. 6 Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri; et ils n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil. 7 Va, mange avec joie ton pain, et bois gaiement ton vin; car dès longtemps Dieu prend plaisir à ce que tu fais. 8 Qu’en tout temps tes vêtements soient blancs, et que l’huile ne manque point sur ta tête. 9 Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil, pendant tous les jours de ta vanité; car c’est ta part dans la vie, au milieu de ton travail que tu fais sous le soleil. 10 Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le; car il n’y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas. 11 J’ai encore vu sous le soleil que la course n’est point aux agiles ni la guerre aux vaillants, ni le pain aux sages, ni la richesse aux intelligents, ni la faveur aux savants; car tout dépend pour eux du temps et des circonstances. 12 L’homme ne connaît pas non plus son heure, pareil aux poissons qui sont pris au filet fatal, et aux oiseaux qui sont pris au piège; comme eux, les fils de l’homme sont enlacés au temps du malheur, lorsqu’il tombe sur eux tout à coup. 13 J’ai aussi vu sous le soleil ce trait d’une sagesse qui m’a paru grande. 14 Il y avait une petite ville, avec peu d’hommes dans son sein; un roi puissant marcha sur elle, l’investit, et éleva contre elle de grands forts. 15 Il s’y trouvait un homme pauvre et sage, qui sauva la ville par sa sagesse. Et personne ne s’est souvenu de cet homme pauvre. 16 Et j’ai dit La sagesse vaut mieux que la force. Cependant la sagesse du pauvre est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées. 17 Les paroles des sages tranquillement écoutées valent mieux que les cris de celui qui domine parmi les insensés. 18 La sagesse vaut mieux que les instruments de guerre; mais un seul pécheur détruit beaucoup de bien. retour en haut Chapitre 10 1 Les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur; un peu de folie l’emporte sur la sagesse et sur la gloire. 2 Le coeur du sage est à sa droite, et le coeur de l’insensé à sa gauche. 3 Quand l’insensé marche dans un chemin, le sens lui manque, et il dit de chacun Voilà un fou! 4 Si l’esprit de celui qui domine s’élève contre toi, ne quitte point ta place; car le calme prévient de grands péchés. 5 Il est un mal que j’ai vu sous le soleil, comme une erreur provenant de celui qui gouverne 6 la folie occupe des postes très élevés, et des riches sont assis dans l’abaissement. 7 J’ai vu des esclaves sur des chevaux, et des princes marchant sur terre comme des esclaves. 8 Celui qui creuse une fosse y tombera, et celui qui renverse une muraille sera mordu par un serpent. 9 Celui qui remue des pierres en sera blessé, et celui qui fend du bois en éprouvera du danger. 10 S’il a émoussé le fer, et s’il n’en a pas aiguisé le tranchant, il devra redoubler de force; mais la sagesse a l’avantage du succès. 11 Si le serpent mord faute d’enchantement, il n’y a point d’avantage pour l’enchanteur. 12 Les paroles de la bouche du sage sont pleines de grâce; mais les lèvres de l’insensé causent sa perte. 13 Le commencement des paroles de sa bouche est folie, et la fin de son discours est une méchante folie. 14 L’insensé multiplie les paroles. L’homme ne sait point ce qui arrivera, et qui lui dira ce qui sera après lui? 15 Le travail de l’insensé le fatigue, parce qu’il ne sait pas aller à la ville. 16 Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant, et dont les princes mangent dès le matin! 17 Heureux toi, pays dont le roi est de race illustre, et dont les princes mangent au temps convenable, pour soutenir leurs forces, et non pour se livrer à la boisson! 18 Quand les mains sont paresseuses, la charpente s’affaisse; et quand les mains sont lâches, la maison a des gouttières. 19 On fait des repas pour se divertir, le vin rend la vie joyeuse, et l’argent répond à tout. 20 Ne maudis pas le roi, même dans ta pensée, et ne maudis pas le riche dans la chambre où tu couches; car l’oiseau du ciel emporterait ta voix, l’animal ailé publierait tes paroles. retour en haut Chapitre 11 1 Jette ton pain sur la face des eaux, car avec le temps tu le retrouveras; 2 donnes-en une part à sept et même à huit, car tu ne sais pas quel malheur peut arriver sur la terre. 3 Quand les nuages sont pleins de pluie, ils la répandent sur la terre; et si un arbre tombe, au midi ou au nord, il reste à la place où il est tombé. 4 Celui qui observe le vent ne sèmera point, et celui qui regarde les nuages ne moissonnera point. 5 Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l’oeuvre de Dieu qui fait tout. 6 Dès le matin sème ta semence, et le soir ne laisse pas reposer ta main; car tu ne sais point ce qui réussira, ceci ou cela, ou si l’un et l’autre sont également bons. 7 La lumière est douce, et il est agréable aux yeux de voir le soleil. 8 Si donc un homme vit beaucoup d’années, qu’il se réjouisse pendant toutes ces années, et qu’il pense aux jours de ténèbres qui seront nombreux; tout ce qui arrivera est vanité. 9 121 Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton coeur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de tes yeux; mais sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement. 10 122 Bannis de ton coeur le chagrin, et éloigne le mal de ton corps; car la jeunesse et l’aurore sont vanité. retour en haut Chapitre 12 1 123 Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s’approchent où tu diras Je n’y prends point de plaisir; 2 124 avant que s’obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie, 3 125 temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s’arrêtent parce qu’elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis, 4 126 où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s’abaisse le bruit de la meule, où l’on se lève au chant de l’oiseau, où s’affaiblissent toutes les filles du chant, 5 127 où l’on redoute ce qui est élevé, où l’on a des terreurs en chemin, où l’amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n’a plus d’effet, car l’homme s’en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues; 6 128 avant que le cordon d’argent se détache, que le vase d’or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne; 7 129 avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. 8 1210 Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, tout est vanité. 9 1211 Outre que l’Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences. 10 1212 L’Ecclésiaste s’est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité. 11 1213 Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître. 12 1214 Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l’on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d’étude est une fatigue pour le corps. 13 1215 écoutons la fin du discours Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. 14 1216 Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. retour en haut
8Xau6i.